mercredi , 27 mai 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Forum africain d’investissement et d’affaires</span>:<br><span style='color:red;'>Les chefs d’entreprises n’arrivent pas encore à cibler des partenaires</span>
© Ouest Tribune

Forum africain d’investissement et d’affaires:
Les chefs d’entreprises n’arrivent pas encore à cibler des partenaires

Les travaux du forum africain d’investissements et d’affaires qui ont été ouverts samedi soir au Centre international des Congrès, au Club des Pins à Alger, prendront fin aujourd’hui.

Alger: Wahida Oumessaoud

En effet, l’événement africain a été une réussite pour l’Algérie qui a pu, selon les organisateurs, faire participer plus de 2000 chefs d’entreprises venus de différents pays du Continent noir. L’événement en question, a pour objectif de lancer une dynamique d’échanges et de partenariats dans le domaine économique et commercial. Ainsi, il est question de développer les échanges interafricains et ce, pour assurer l’indépendance économique et politique des pays africains.

Intervenant lors du premier jour du Forum africain d’investissement et d’affaires, le Premier ministre Abdelmalek Sellal, a indiqué qu’il est temps que «l’Afrique doit s’imposer à l’échelle internationale» car, explique-t-il «l’Afrique recèle un stock de matières premières en plus du capital humain très important». Ainsi, pour le Premier ministre «ce forum est l’occasion pour la recherche de nouvelles dynamiques» tout en rappelant les difficultés et les entraves qui font obstacles devant une intégrité africaine. «Nos faiblesses sont liées à la consommation de ce que nous produisons pas, faiblesse du commerce interne, 15% des échanges intra-africains contre 40% en Amérique et 60% en Europe. Cette situation, soulève Abdelmalek Sellal qui a insisté sur le secteur d’activités les plus importantes dans le développement du Continent noir. Il s’agit, selon lui, notamment du numérique, l’énergie, l’agriculture, la formation et l’environnement. Le Premier ministre, a tenu à préciser qu’il s’agit pas d’un forum politique ou une rencontre entre l’Algérie et les autres pays africains, mais il s’agit plutôt d’une rencontre entre les chefs d’entreprises africains dans une capitale africaine. Abdelmalek Sellal a aussi soulevé la question de l’intégration africaine qui demeure loin des attentes des peuples du Continent. Il a indiqué à ce sujet, que l’Algérie vise à partager ses expériences réussies avec eux dans les différents secteurs d’activités.
Le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, quant à lui, a indiqué en marge du Forum, que cet événement n’a pas échoué. Car, selon lui, beaucoup de demandes de participation des chefs d’entreprises africains n’ont pas été satisfaites mais l’édition prochaine, selon lui, sera plus large que celle-ci.

Par ailleurs, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad qui a commencé son discours sans la présence du Premier ministre et les autres membres du gouvernement qui ont quitté la salle de conférences, a insisté sur le développement de l’intégration interafricaine durable. Il a appelé à solliciter les dirigeants des différents pays africains au relancement des projets de NEPAD arrêtés dans l’objectif de la création d’emplois et de la richesse. Ali Haddad est revenu dans la soirée de samedi soir sur la polémique de la sortie du Premier ministre de la salle de conférences juste après la prise de parole du président du FCE. Ainsi, il a estimé que ce geste ne doit pas être polémiqué puisque «c’était une erreur de l’animatrice de l’événement qui a dû annoncer la sortie du Premier ministre et de son staff».

Le Forum africain d’investissement vise la mise en place d’une «synergie économique africaine portant à rivaliser les grandes économies mondiales» et la valorisation des potentialités du Continent africain, considéré comme le nouvel eldorado. L’objectif ultime tracé par les organisateurs, est de «rendre visibles les produits algériens à l’étranger et drainer des investissements sur le sol algérien». Le forum donnera l’opportunité aux 2000 opérateurs conviés à tisser des partenariats triangulaires dans l’optique de passer d’une pratique commerciale à une stratégie de coproduction et d’exportation commune. Le Forum s’axera sur les domaines d’activité retenus comme stratégique pour la diversification économique, notamment, l’Agriculture, l’énergie, l’Industrie et les mines, le transport, les travaux publics et le commerce. L’autre point important pour l’Algérie concerne le partenariat industriel dont beaucoup d’entreprises africaines sont à la pointe et le rendez-vous d’Alger est l’occasion à saisir pour créer des joints venture pour produire africain entre partenaires africains.

Plusieurs accords et conventions signés lors du Forum

Au deuxième jour du Forum des chefs d’entreprises, trois contrats et conventions ont été signés entre des Algériens et autres organisations étrangères. Il s’agit notamment de l’accord de principe signé entre le FCE et le G20 entrepreneurs. Il comportera l’organisation du premier G20 entrepreneurs en Afrique qui sera organisé entre le deuxième semestre de 2017 et le premier semestre de 2018 à Alger. La deuxième convention a été signée entre le FCE et l’Union générale des Chambres libyennes de commerce, d’industrie et de l’agriculture et ce, dans l’objectif de développer et de promouvoir les échanges entre les entreprises économiques et commerciales des deux pays.
Le secteur de l’énergie a été aussi concerné par ces conventions. D’ailleurs, la filiale de la Sonelgaz (Tarkib), a signé avec le groupe soudanais Salama, deux conventions. Elles concernent en premier lieu l’étude et la réalisation de 53 systèmes solaires au Soudan et la deuxième concerne la création d’une alliance stratégique entre les deux entreprises pour les investissements en Afrique.