vendredi , 20 septembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Entre 200 et 3000 dinars pour une citerne de 1000 litres </span>:<br><span style='color:red;'>Les colporteurs d’eau douce reviennent</span>

Entre 200 et 3000 dinars pour une citerne de 1000 litres :
Les colporteurs d’eau douce reviennent

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Une telle maxime trouve terrain d’application dans la wilaya d’Oran vivant ces derniers jours au rythme des perturbations au niveau de l’alimentation en eau potable.

Du coup, les colporteurs d’eau douce sont nombreux à réapparaître, sillonnant les différentes artères des villes, des centres urbains et semi urbains  et douars criant, à gorge déployée, en proposant leurs services «rapides»: l’eau douce qu’ils vendent dans des citernes pouvant à servir au stockage de toutes les formes de produit sauf ce liquide vital.
La situation oblige tant que la disette frappe de plus belle pendant cette saison des grandes chaleurs. Si plus d’un futé opte pour l’achat de quelques litres, plus d’un préfère le remplissage des citernes et d’importants réservoirs qu’ils stockent dans leurs domiciles.
Dans ce cas de figure, le bonheur vit son bonheur en encaissant, rubis sur l’ongle, la facture oscillant entre 200 et 3000 dinars pour une citerne de 1 000 litres. Mais là est toute la problématique qui mérite de s’y attarder. Plus d’un consommateur ou tout simplement l’acheteur ignore la provenance de cette eau, d’où donc les risques des maladies à transmission hydrique, les MTH. Des sources proches de la question, cette eau est très souvent puisée des puits foncés dans les environs de Bouamama.
Cette localité compte pas moins de 200 puits dont seulement une dizaine est agréée. Une véritable épidémie guette le consommateur ne se demandant plus sur la qualité de l’eau qu’il achète ni de sa provenance. Tout comme il ne demande plus jamais une petite explication soit-elle sur le colporteur, du moins si ce dernier est autorisé à agréer une telle activité. Car, cette profession est soumise à une réglementation rigoureuse la régissant. Alors que la sécheresse continue à battre son plein, les fournisseurs d’eau, paradoxalement douteuse et douce de Bouamama, commercialisent pas moins de 200 citernes/jours appartenant à ces charognards saisissant la petite occasion se présentant, les colporteurs de l’eau douce.
Mohamed Aissaoui