mardi , 21 novembre 2017

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Les combattants qu’il nous faut

Entre deux initiatives souvent pas concluantes pour combattre le marché parallèle, l’Algérie pond des mesurettes pour limiter les dégâts de la Zone arabe de libre échange (ZALE) et peaufine son dossier, pour l’adhésion à l’OMC. L’on notera au passage, que depuis sa nomination, Mohamed Benmeradi, n’a, à aucun moment, fait référence à la ZALE. Il reste que celle-ci existe bel et bien et n’est pas à l’avantage de l’économie nationale. Ce qui complique quelque peu les choses. Ce n’est pas vraiment, la gestion que font les autorités compétentes de la Zale, mais le fait que le pays se dirige vers le démantèlement tarifaire, avec la zone économique la plus active de la planète, à savoir, l’Union européenne. Même si l’échéance a été reportée, elle reste l’épée de Damoclès.
Au rythme où avance la réforme de l’économie et les perspectives, tout de même éloignées de l’émergence effective, il y a de quoi se faire quelques soucis, lorsqu’on se surprend à apprendre, que trois petits accords seulement ont été conclus avec le second fournisseur de l’Algérie, qui n’est autre que la France. De fait, une question s’impose. Le démantèlement tarifaire et l’OMC, n’auront-ils pas un effet négatif, sur la production nationale ? Cela dépend du dynamisme de notre économie. Si les Algériens parviennent à forcer le destin et produire beaucoup pour pas cher, il est certain, que la balance penchera en notre faveur. Mais si nous restons dans la logique de «l’échantillonnage», le pays sera vite phagocyté par les grands de ce monde.
Il faut dire, que si la partie est déjà engagée, personne ne peut présager de son issue. Ce qu’on peut dire, par contre, c’est qu’il existe une minorité d’Algériens, riches presque comme Crésus, qui attendent avec une grande impatience, la libéralisation totale du commerce extérieur. Ils souscrivent très facilement, à toutes les conditions de l’OMC. Ce sont les importateurs de produits, pour la revente en l’état. S’il faut éviter de les diaboliser, il est urgent de ne pas leur dérouler le tapis rouge. Cette marque de respect doit concerner les exportateurs. Ce sont eux, les «combattants», qu’il nous faut absolument.

Par Smaïl Daoudi