mardi , 2 juin 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Covid-19</span>:<br><span style='color:red;'>Les commerçants contrevenants mis en garde </span>

Covid-19:
Les commerçants contrevenants mis en garde 

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a mis en garde, hier à Alger, les commerçants dont l’activité est suspendue en raison du confinement sanitaire imposé dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Lors du coup d’envoi de la campagne nationale collective de sensibilisation au port obligatoire de bavettes pour les commerçants et les clients, au marché de proximité « Ali Melah» à la Place du 1er mai à Alger, M. Rezig a souligné que les sanctions encourues par les commerçants qui continuent à travailler à rideau baissé ne se limiteront pas à la fermeture du local pour une durée minimum d’un mois, les contrevenants risquent d’être traduits en justice.
Le nombre important de commerçants que compte le pays, à savoir plus de 2 millions, ne permet pas de les contrôler un par un, a-t-il ajouté, soulignant le rôle important qui incombe au citoyen de jouer dans ce sens, en boycottant les commerces interdits d’activité, en raison de la pandémie, et ce, afin de préserver la vie des citoyens.
Dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus, il a été décidé, en début mai, de la refermeture de plusieurs commerces pour non respect des mesures de protection, à savoir, les salons de coiffure, les commerces de pâtisserie et de gâteaux traditionnels, les magasins d’habillement et de chaussures, les magasins de vente d’électroménagers, d’ustensiles de cuisine et de tissus, ainsi que les merceries, les boutiques de cosmétiques et parfumeries.
Par ailleurs, le ministre du Commerce avait annoncé, jeudi, l’installation officielle de la «Commission de moralisation de l’acte commercial», qui a pour objectif, de réhabiliter l’activité commerciale et en finir avec les pratiques négatives dans les marchés, telle la spéculation et la fraude dans les prix. Il a indiqué que la régulation du marché et son organisation ne sauraient se concrétiser qu’à travers la moralisation de l’acte commercial, à même de permettre de réhabiliter l’activité commerciale et d’adopter les bonnes pratiques, telles la probité et la transparence. La Commission de moralisation de l’acte commercial présentera les résultats de ses travaux avant le 15 septembre prochain, a fait savoir M. Rezig qui précise que le ministère du Commerce adoptera, après l’accord des Autorités supérieures du pays, les conclusions de cette commission en vue de revoir certains textes de loi et les dispositifs réglementant l’activité commerciale.

Moralisation de l’acte du commerce

Présidée par M. Rezig, la Commission de moralisation de l’acte commercial comprend tous les secteurs concernés, des représentants des services de sécurité (police et gendarmerie), des représentants d’associations de protection du consommateur et des fédérations des commerçants. Détaillant la composition de la Commission, M. Rezig, a indiqué qu’elle est constituée de 8 sous-comités (restreints).
Le premier travaillera sur la moralisation du marché des fruits et légumes frais, le 2e s’intéressera à l’activité des viandes rouges et blanches, poissons et œufs, le 3e sous-comité se chargera des produits d’épicerie, tandis que le 4e sous-comité activera dans le domaine des produits de nettoyage, cosmétique, maintenance et de droguerie. Le 5e sous-comité s’intéressera, quant à lui, à la moralisation du domaine de l’électroménager, des équipements ménagers et du mobilier. Le 6e sous-comité se chargera du domaine de l’habillement, chaussures et du cuir. Le 7e se chargera du secteur des services et le dernier, à savoir le 8e sous-comité, s’occupera des espaces commerciaux.
Ces sous-comités seront installés pour moraliser l’acte commercial après le mois du Ramadhan, a-t-il expliqué, précisant que les ministères concernés seront conviés à désigner leurs représentants ainsi que des représentants de la sûreté nationale, des associations de protection du consommateur et des unions des commerçants.
Le ministre a précisé que la commission de moralisation de l’acte commercial obtiendra, deux semaines après l’Aïd, les rapports des 48 wilayas (directions du commerce) sur les pratiques positives et négatives dans l’organisation des marchés durant le Ramadhan et qui feront l’objet d’un rapport national pour dessiner une image claire sur le déroulement de l’activité commerciale durant ce mois sacré. La commission de moralisation de l’acte commercial recevra le rapport de la commission mixte des ministères du Commerce et de l’Agriculture sur le marché durant le Ramadhan, afin de permettre à la commission de travailler avec aisance, souligne le ministre.
Noreddine Oumessaoud