vendredi , 23 août 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Malgré leur exclusion du dialogue par le panel de Karim Younes</span>:<br><span style='color:red;'>Les députés du FLN et du RND voteront ses conclusions</span>

Malgré leur exclusion du dialogue par le panel de Karim Younes:
Les députés du FLN et du RND voteront ses conclusions

Azzeddine Mihoubi et Mohamed Djemaï n’entendent pas actionner leur position dominante au sein des deux Chambres du parlement pour faire du «chantage» à l’Instance présidé par Karim Younes.

L’un après l’autre, les deux partis qui se partageaient tous les gouvernements de l’ère Bouteflika et régnaient sans partage sur l’Assemblée nationale populaire, ont nié l’intention qu’on leur prêterait de bloquer l’adoption de nouveaux textes de loi en rapport avec la prochaine élection présidentielle. Ainsi, malgré la fin de non recevoir réservé par le président de l’Instance nationale de dialogue et de médiation à la demande d’associer les deux formations politiques dans le processus politique actuel, Azzeddine Mihoubi et Mohamed Djemaï n’entendent pas actionner leur position dominante au sein des deux Chambres du parlement pour faire du «chantage» à l’Instance présidé par Karim Younes. «Le FLN dément les informations selon lesquelles il œuvre à la paralysie du parlement en réaction à son exclusion du dialogue politique», rapporte un communiqué du vieux parti, assurant par la pleine coopération de ses élus. Le FLN qui voit dans ces «informations sans fondement», une manœuvre pour monter le peuple contre le FLN, espère certainement avec cette réaction positive, marquer des points et améliorer son image au sein de la population, après que de nombreux ministres sous son étiquette croupissent actuellement en prison. Une descente en enfer qui ne laisse pas beaucoup de choix au parti de Djemaï qui se doit de faire le dos rond, pour exister et rebondir lors des prochaines élections qu’organisera le nouveau pouvoir, dont il ne fera visiblement pas partie. Cela dit, il ne perd pas son temps pour s’attaquer aux «professionnels du mensonge qui cherchent à créer la confusion et à semer le désordre pour entraver toute initiative politique visant à sortir le pays de la crise». Investissant dans sa disponibilité à valider le résultat du dialogue, malgré son éviction, le FLN, dit combattre les colporteurs de ces «mensonges» qui ont pour but de saper «les efforts des bonnes volontés qui cherchent une issue constitutionnelle à la crise actuelle». Et de conclure: «Au FLN, il n’y a pas de place aux positions versatiles, nous refusons d’investir dans la situation critique actuelle du pays, nos positions sont constantes, nous les avons exprimées en toute clarté; nous soutenons toute initiative pour protéger l’Algérie».
Avant cette sortie on ne peut plus claire du FLN, Azzeddine Mihoubi, secrétaire général du RND par intérim, est sorti de sa réserve pour démentir l’information selon laquelle son parti comptait, avec le FLN, bloquer le parlement s’ils venaient à être exclus du dialogue politique en cours. «Une information dénuée de tout fondement rapportée aujourd’hui par un organe d’information, laisse croire que le RND, avec un autre parti, menacent de paralyser le parlement, s’ils sont exclus du dialogue national», écrit Azzeddine Mihoubi sur son compte Twitter. Le parti qui a vu son principal dirigeant incarcéré pour délit de corruption, tente au même titre que le FLN, de sauver ce qui peut encore l’être, met en avant son nouveau patron pour regagner quelques sympathies dans l’opinion. «En ma qualité de SG par intérim du RND, je tiens à démentir formellement cette information, niant que le RND ait pensé un jour à adopter une telle démarche», note solennellement Mihoubi qui ne manquait pas par la même occasion d’apporter encore son soutien à l’Instance nationale de dialogue et de médiation, et ce, malgré l’exclusion de son parti du dialogue. L’important pour le SG par intérim, est que l’Instance de Karim Younes aboutisse dans sa mission.
Nadera Belkacemi