lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Encadré par le bureau local de la FNTE/UGTA </span>:<br><span style='color:red;'>Les écoles primaires paralysées hier par une grève générale</span>
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Encadré par le bureau local de la FNTE/UGTA :
Les écoles primaires paralysées hier par une grève générale

En moins de trois jours, le cycle primaire a été secoué par deux grèves générales des instituteurs. Si la première grève a été «spontanée», le débrayage d’hier, a été encadré par le bureau local de la FNTE/UGTA qui veut récupérer le mouvement de contestation du personnel enseignant. Les écoles ont été en effet, paralysées durant toute la journée d’hier par une grève générale qui a été massivement suivie, a-t-on constaté.

Les enfants scolarisés et leurs parents, ont été avertis mardi de ce mouvement de protestation. Les parents d’élèves ont été ainsi priés de garder leurs enfants à domicile. Ce débrayage a été organisé pour dénoncer les «injustices» subies par les maîtres d’écoles, dans le statut particulier et pour exiger l’«unification du classement des enseignants des trois cycles selon les diplômes universitaires obtenus, la réduction du volume horaire au primaire et l’exemption des instituteurs du primaire des tâches de gardiennage». Une plateforme comportant au total vingt-quatre revendications socioprofessionnelles, avait été élaborée par les instituteurs qui estiment être les plus lésés parmi le personnel enseignant des trois cycles. Ils sont ainsi contraints d’assurer un volume horaire de 30 heures par semaine, alors que leurs collègues du secondaire n’assurent, selon eux, que le tiers de ce volume horaire. Les contestataires dénoncent dans cette plateforme, le manque terrible de moyens pédagogiques et matériels dans les écoles primaires, l’insécurité dans les établissements scolaires et les intimidations exercées par l’administration contre les enseignants. Les instituteurs exigent leur classement à la catégorie 13 comme leurs collègues du secondaire et moyen au lieu de 11 ainsi que la réduction du volume horaire (26 heures par semaine actuellement). Ils réclament le droit à la promotion, la création de nouveaux grades et l’ouverture de concours internes pour permettre aux instituteurs d’accéder à des postes supérieurs (directeur, inspecteur…).
H.Maalem