mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Aïn El Türck sous un déluge de pluie et de grêle </span>:<br><span style='color:red;'>Les habitants sous le choc !</span>
© D.R

Aïn El Türck sous un déluge de pluie et de grêle :
Les habitants sous le choc !

Surpris en milieu de soirée, trois jours auparavant, par des pluies diluviennes qui se sont subitement abattu  sur Ain El Türck, les habitants de cette contrée se sont réveillés sous le choc le lendemain.

Ils ont constaté avec désarroi des dégâts occasionnés sur des toitures ainsi que des voitures. En effet, aux alentours de 20h30 alors que rien ne laissait présager à un tel déluge, des torrents de pluies charriant des centaines d’objets hétéroclites, mêlés à de la boue dévalaient les artères et les ruelles de la ville en direction des parties basses de la ville voire en direction de la mer.
Des torrents de pluie qu’accompagnaient des grêlons de la grosseur d’une poignée de main, parcouraient à une vitesse vertigineuse la ville dans tous les sens, provoquant la panique chez les automobilistes et les piétons, pris dans le traquenard.
L’affolement s’emparera alors de la population qui courait elle aussi dans tous les sens pour se mettre à l’abri. Les piétons trouveront refuge, tant bien que mal, dans les cafés ou chez des particuliers pendant que les automobilistes déployaient leurs feux de détresse et tentaient de trouver un espace moins engorgé pour se garer. L’hécatombe dura un peu plus d’une demi-heure mais suffisamment pour faire craindre le pire.
Le lendemain, l’heure était au bilan chez les habitants comme chez les automobilistes dont nombre s’en sont sortis avec des pare-brises brisés et des toitures de carrosseries défoncées par les grêlons. Pour l’heure, aucune perte humaine n’est à signaler. Mais les dégâts occasionnés aux toitures des maisons ainsi que leurs façades, particulièrement des habitations vétustes, sont assez conséquents.
A Mers El Kébir, l’engorgement de la chaussée a jeté l’effroi sur les automobilistes qui s’étaient retrouvés bloqués sur cet axe routier qui a toujours été sujet à controverse, en raison de la récurrence du phénomène qui dure depuis plusieurs années. Inutile de rappeler la consternation des habitants de la Corniche oranaise et plus particulièrement ceux d’Ain El Türck qui appréhendent chaque pluie, plus encore, les averses.
Et pour cause, la défaillance des retenues collinaires et des voies d’emmagasinement et d’orientation des eaux pluviales constitue le problème majeur dans cette contrée, qui de surcroît, voit ses oueds sensés acheminer ces pluies vers la mer, obstrués par des constructions.
En effet, les trois grands oueds que compte cette commune (à Saint Germain, à Paradis plage et à Saint Roch) se sont transformés en  îlots de maisons et ne remplissent plus leurs fonctions premières. Bloquées, les eaux pluviales empruntent ainsi les directions non appropriées pour aller s’abattre contre les habitations et envahir les artères. D’ailleurs, au quartier Paradis Plage, les habitations et leurs occupants ont failli être engloutis sous les eaux pluviales en raison de la défaillance des retenues collinaires.
Le grand danger venait en fait des tonnes d’eau et des objets hétéroclites mêlés à la boue et charriés par ces pluies diluviennes qui jaillissaient à grande vitesse vers ces pâtés de maisons.
Encore une fois est-il malheureux de constater, que les années se suivent et se ressemblent pour les habitants d’Ain El Türck qui doivent prier le Bon Dieu pour que la catastrophe les épargne.
Karim Bennacef

Fortes précipitations accompagnées de grêle

Aucun dégât humain ou matériel notable enregistréLes fortes précipitations accompagnées de grêle,  qui se sont abattues dimanche soir sur la wilaya d’Oran, n’ont causé aucun  dégât humain ou matériel notable, a-t-on appris lundi auprès des services  de la protection civile.
Dès les premières chutes de grêle de plusieurs centimètres de diamètre,  toutes les unités de la protection civile de la wilaya d’Oran se sont  déployés sur le terrain, a-t-on indiqué, soulignant que la première  opération a consisté à identifier les points noirs, tant au niveau des  routes que des différentes agglomérations et cités d’habitation de la  wilaya d’Oran.
Plusieurs axes routiers, notamment au niveau de haï El Badr, Kouchet  El-Djir et le 3ème boulevard périphérique reliant la cité El Djamel à hai  Ellouz, ainsi que dans la commune d’Es-Sénia, Aïn El Beida, Sidi Chahmi,  Oued Tlélat, Hassi Bounif, Hassi Ameur et Gdyel, ont connu des  perturbations, a-t-on relevé, ajoutant que d’autres agglomérations ont  également connu des perturbations dans la circulation automobile, notamment  Derb, Emir Abdelkader, Boufatis et hai USTO et le centre-ville suite aux  ruissellements.
D’autre part, les éléments de la protection civile ont eu à intervenir  dans des habitations inondées, notamment celles situées au rez-de-chaussées  d’immeubles, a-t-on fait savoir, signalant que des moyens humains et  matériels importants ont été mobilisés pour cette opération, dont 20  camions de lutte contre les incendies, 20 pompes à eaux et 10 ambulances,  pour parer à toute éventualité.
Pour leur part, plusieurs citoyens ont fait appel à des camions de pompage  pour vider les caves inondées et les rez-de-chaussées des habitations. De mémoire d’Oranais, jamais des grêlons aussi volumineux ne se sont  abattus sur la ville, ce qui a provoqué une panique, notamment chez les  automobilistes qui craignaient pour leurs véhicules. Ces grêlons ont,  néanmoins, causé quelques dégâts à certaines façades, devantures et  lampadaires, endommageant également les pare-brise de quelques  véhicules.