mardi , 23 juillet 2019

Les images de progrès et de modernité

Le site qui doit abriter les compétitions des JM-2021 connait depuis quelques mois, des opérations d’aménagement sur un large périmètre urbain autour des principales infrastructures, le stade et le village olympique. Selon un responsable proche du dossier, «il ne s’agit pas d’une banale action d’embellissement mais de grandes opérations devant permettre de donner au paysage urbain un «look» des plus modernes, digne de l’image d’une métropole méditerranéenne». Ce sera, notamment, le cas de la RN11, l’axe routier longeant Sidi El-Bachir qui a été ciblé par un projet visant à restructurer et à embellir cet endroit constituant une grande porte d’accès à l’Est de la ville, juste en face du complexe olympique. Mais depuis l’entame des travaux, bon nombre d’observateurs constatent que ces opérations d’aménagement qui s’inscrivent exclusivement dans les préparatifs des prochains jeux méditerranéens, souffrent de certaines formes d’improvisation et de «colmatage», comme il en existe dans bon nombre d’autres projets urbains achevés ou engagés à Oran, depuis ces vingt dernières années. Ce projet d’aménagement urbain aux alentours du complexe olympique a, par ailleurs, pour seul objectif de sauver les apparences et de créer une sorte de «trompe-l’œil», permettant de mieux cacher aux visiteurs les arrière-cours de la ville, marquées par de tristes paysages de misère urbaine et de ruralisation avancée. Il est, certes vrai, que les pouvoirs publics ont lancé dans cette zone de Sidi El Bachir un vaste programme de relogement et de démolition de bidonvilles, d’éradication de grandes décharges sauvages, et d’une meilleure gestion des espaces et terrains nus, publics et privés. Mais à Sidi El bachir, comme ailleurs, à travers les anciennes ex-croissances sauvages envahies par les maisons de fortune, les lotissements illicites et l’entassement péri-urbain chaotique, il est bien difficile de mettre rapidement un terme à ces situations qui contredisent tellement les discours et les images de progrès et de modernité que l’on veut «coller» à la Cité oranaise. Il y a quelques mois, le Ministre concerné, M. Temmar en visite à Oran, avait qualifié de «T’bahdila» l’état des lieux observé aux abords de Sidi El Bachir. Une «Honte» en passe d’être corrigée avec tous les moyens humains et matériels possibles, et ce, en raison de la prochaine arrivée de milliers de visiteurs étrangers participants aux futurs J.M …

Par S.Benali