lundi , 20 janvier 2020

Les mentalités réfractaires au progrès et à la modernité…

« Il est du devoir de chaque citoyen de contribuer à la sauvegarde et à l’amélioration de son environnement». Cette déclaration, souvent lancée par des responsables locaux en charge d’une APC ou d’une Wilaya, reste encore aujourd’hui sans grande incidence sur l’état des lieux d’un cadre de vie collectif pénalisé par des pratiques et des mentalités contraires aux règles élémentaires du savoir vivre ensemble. La notion même de «responsabilité citoyenne» et d’engagement individuel pour la protection de l’hygiène et de l’environnement dans une zone d’habitat urbain reste souvent ignorée ou reléguée aux arrière-plans des besoins et des revendications primaires en matière de logement, d’emploi, de transport, de santé et autres besoins sociaux accusant des carences et des déficits en infrastructures. En d’autres termes, l’entretien et la préservation du cadre de vie en milieu urbain ne peut prendre forme et consistance que si le «terrain mérite d’être entretenu et protégé» des éventuelles agressions et détérioration de sa belle image reflétant l’ordre et la propreté. Les sociologues expliquent bien le phénomène de «clochardisation» de certaines banlieues urbaines par le syndrome de la «vitre brisée». Une première vitre cassée, dans l’indifférence collective qui entraîne peu a peu la détérioration des façades et des espaces communs vite envahis par la saleté et des activités illicites. Le récent lancement, à partir du Bd Front de mer à Oran, d’une grande opération de nettoiement des espaces publics à travers les quartiers, est certes une belle initiative devant être soutenue et saluée. Mais sans croire pour autant que ce sera là une solution radicale permettant d’améliorer et de préserver l’environnement de façon durable. L’opération aura certes le mérite de contribuer à la sensibilisation des citoyens sur la question de l’hygiène et de l’environnement, mais elle ne suffira pas à elle seule a éradiquer définitivement le fléau en constante progression à travers les cités et les quartiers de la ville. On sait que sans attendre des instructions du Ministre de l’intérieur, le Wali d’Oran aussitôt installé, avait engagé une stratégie de lutte pour la préservation de l’hygiène et de la propreté à travers les Commune de la Wilaya. Une démarche saluée et applaudie par ceux qui espèrent encore et toujours en ce domaine un changement radical des comportements, des pratiques et des mentalités réfractaires au progrès et à la modernité… Ce qui est loin d’être gagné.

Par S.Benali