lundi , 24 février 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Un client de Cévital victime d’un vol de 650 millions de centimes</span>:<br><span style='color:red;'>Les mis en cause jugés par le tribunal criminel d’appel</span>

Un client de Cévital victime d’un vol de 650 millions de centimes:
Les mis en cause jugés par le tribunal criminel d’appel

Six mis en cause dans une affaire d’association de malfaiteurs et vol qualifié avec armes blanches, ont été jugés par le tribunal criminel d’appel d’Oran. Ils ont écopé de sept années de réclusion.

Ces derniers déjà jugés en première instance avaient été condamnés au terme des délibérations. Selon les faits qui ont eu lieu le 18 juin 2017, les mis en cause ont attaqué leur victime, un représentant de la société cévital et lui ont volé la somme de 650 millions de centimes. Ce dernier devait déposer cette somme d’argent à la banque.
Les mis en cause, un groupe de sept jeunes gens dont l’un se trouve en fuite et le principal instigateur n’est autre qu’un agent de sécurité qui connaissait le déplacement de ces fonds, ont monté un vrai scénario digne des films policiers. Ce premier accusé qui était au courant de ce transfert de fonds (un client de cette société devait le déposer à la banque) avertira son frère lequel contactera ses complices et dresseront ensemble l’opération. Ils se sont partagés en deux équipes, utilisant un véhicule 301 de location et un autre véhicule. Ils se mettront à l’affut attendant que la kangoo conduite par un employé de ce client arrive, c’est là qu’ils l’attaqueront au niveau du rond-point de l’Emir Abdelkader alors qu’il se rendait à la banque se trouvant à saint Hubert. Il sera menacé avec une arme blanche, ne voulant pas abdiquer et tentant de se défendre. La victime sera alors aspergée de gaz lacrymogène.
La victime neutralisée, ils s’empareront alors du carton contenant la somme d’argent cité plus haut et prendront la fuite. Mis au courant, le client propriétaire de cette somme d’argent ainsi que son chauffeur déposeront une plainte.
Très vite, la machine est activée et grâce aux enregistrements des caméras se trouvant sur les lieux, les mis en cause ont été localisés puis arrêtés. Devant les enquêteurs, ils ne pourront nier les faits, vu qu’ils ont été confrontés aux enregistrements et chez certains mis en cause, de l’argent a été saisi de même qu’une voiture achetée avec l’argent volé. Ces mêmes déclarations seront reprises lors de l’instruction. Mais à la barre du tribunal criminel, à l’exception de deux mis en cause dont le frère de l’agent de sécurité qui reconnaîtra les faits, les autres et malgré les preuves retenues contre eux, réfuteront les accusations. Rappelons que lors du premier procès, le frère de cet agent de sécurité déchargera son frère, expliquant avoir surpris une conversation de son frère au téléphone où il parlait d’argent. « Par la suite, je lui ai posé des questions sur ce transfert et sans qu’il ne se rende compte, il m’a expliqué comment il allait être exécuté.
De là, j’ai tout mis en œuvre ». Mais l’avocat de la partie civile, preuves à l’appuie, démontrera le lien entre les mis en cause dont la triangulation des appels téléphoniques, «  ils ont tout organisé ensemble ». Le représentant du ministère public requit douze ans de réclusion. Les avocats des deux mis en cause ayant reconnu les faits, plaideront les circonstances atténuantes, alors que la défense des autres demandera l’acquittement de ses mandants.
F.Abdelkrim