jeudi , 12 décembre 2019

Les motivations premières des décideurs et initiateurs des projets

Tous les responsables nouvellement installés aux commandes de la Wilaya d’Oran commencent évidement, par recenser et étudier les nombreux problèmes, affaires et dossiers non résolus et qui demeurent sur la table de travail parfois depuis des décennies. Bon nombre parmi eux se sont empressés de vouloir montrer à l’opinion locale qu’ils avaient «bien cerné et étudié l’état des lieux global» et qu’ils s’apprêtaient à assainir le lourd héritage de carences, de retards et d’inepties qui encombre la gestion des affaires locales et pénalise sans cesse les actions inscrites au programme de développement. Des plus grands projets en cours d’achèvement, dont le complexe olympique, l’extension de l’aéroport et la nouvelle pénétrante au port d’Oran, jusqu’aux opérations d’aménagement inscrites depuis des lustres au programme d’action des pouvoirs publics, comme la remise en marche du téléphérique, la réhabilitation de la rue de la Bastille, le réaménagement des arènes, la réouverture de l’édifice historique de la grande Mairie, la restructuration du quartier de la pêcherie et l’amélioration du cadre urbain dans différents sites-vitrines de la cité… tout semble être pris en charge et rigoureusement suivi par le Wali, en poste depuis moins de quatre mois, et qui ne cesse de multiplier les rencontres, réunions de travail et visites inopinées sur le terrain. Mais selon les observateurs avertis, malgré les efforts indéniables, rien ne semble garantir que la ville se dirige enfin vers la résorption des retards et des déficits cumulés, encore moins vers la guérison durable des plaies et des fléaux urbains qui ternissent son image. A chacune de ses haltes au chevet d’un projet ou d’une opération d’aménagement programmée depuis longtemps, le Wali se heurte presque toujours à des incohérences et à des inepties ayant, au départ, marqué et pénalisé la concrétisation et l’achèvement du projet. A l’image de ce «parking à étage» construit, on ne sait pourquoi, au cœur de Mdina Jdida, sans aucune étude de maturation ou réflexion sérieuse sur la fiabilité et l’impact d’un tel projet sur le tissu urbain. Et depuis des années, la polémique enfle, les partisans d’une reconversion du parking en centre commercial, et ceux, comme l’ancien wali Mouloud Chérifi qui tenait à conserver le Parking, quitte à «chasser les vendeurs et commerçants informels qui occupent des ruelles permettant une fluidité des accès au parking». D’ailleurs, bien d’autres dossiers, plus ou moins importants, ne cessent de susciter des questions et parfois de lourdes interrogations sur les motivations premières des décideurs et initiateurs des projets.

Par S.Benali