dimanche , 16 juin 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Les pluies de printemps mettent à nu les défauts de la ville d’Oran </span>:<br><span style='color:red;'>Les nids de poule et crevasses ressurgissent au niveau de plusieurs artères</span>

Les pluies de printemps mettent à nu les défauts de la ville d’Oran :
Les nids de poule et crevasses ressurgissent au niveau de plusieurs artères

En une fraction de seconde et suite aux premières pluies enregistrées avant-hier en début d’après midi et en soirée, la ville d’Oran a été submergée. Et les travaux de rafistolage ont été mis à nu.

Apparemment, les différentes opérations menées à grand tambours par les services de nettoiements n’ont pas été faites selon les normes. Des bouches d’égout éclatées au niveau du boulevard Matta juste en face du théâtre et la mairie et les immondices charriées par les eaux. Outre le tracé du tram qui est inondé à chaque averse, ce sont des ordures qui sont charriées à ce niveau.
Les propriétaires de ces magasins n’ont eu d’autres alternatives que de s’armer de frottoir pour y faire face, que cela soit à Saint Eugène ou encore à la rue de Mostaganem, voir le boulevard Maata et la ville nouvelle s’était le même décor. D’autres, par contre, ont pris des barres de fer et ont tenté de déboucher les égouts aux endroits où avait débordé l’eau.
Mais le plus frappant, ce sont les ordures charriées par ces eaux entre bouteilles de plastique, cartons et sachets en plastique, on avait l’impression qu’Oran était exposé au milieu d’ordures. Pourtant, on avait annoncé à grandes pompes, le curage d’avaloirs et égouts au cours du mois de septembre dernier. Une opération qui, disait-on, devait prévoir les débordements enregistrés les années précédentes. Mais apparemment, cette opération n’a pas suffi ou alors son déroulement laisse à désirer.
Au niveau de plusieurs quartiers de la wilaya d’Oran, un autre problème a été observé ; les carcasses des maisons d’habitants qui ont été relogés. A ce niveau, de vraies décharges se sont formées où des tas d’ordures sont jetés. A ce niveau, de vrais marécages se sont formés.
Des marécages où les rongeurs ont commencé par élire domicile. Au niveau du quartier de Choupot, plusieurs terrains déclarés comme appartenant à des privés, se trouvent dans cette situation. Et dire que la ville d’Oran se prépare à accueillir les jeux méditerranéens.
F.Abdelkrim