lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Le Pr Amine Chami </span>:<br><span style='color:red;'>Les nouveaux anti-diabète font défaut</span>
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Le Pr Amine Chami :
Les nouveaux anti-diabète font défaut

Les nouvelles trouvailles et les nouveautés médicinales tardent à venir alors qu’ailleurs des milliers de malades bénéficient des traitements de pointe. Les diabétiques ne sont pas mis en diapason avec les nouvelles thérapies ou tout simplement avec les nouveaux traitements.

C’est ce qu’affirme le Pr Amine Chami en affirmant que «la prise en charge des diabétiques en Algérie connaît un certain retard par rapport aux nouvelles molécules qui figurent dans les nouvelles recommandations internationales».
En tenant de tels propos à l’occasion des 2es journées internationales de médecine interne se tenant à  Oran, le Pr Amine Chami n’a pas trop tardé à dévoiler ce médicament se résumant essentiellement en deux nouvelles molécules, en l’occurrence les analogues du GLP-1 et les inhibiteurs SGLT-2. D’autant plus que ces deux molécules ont prouvé leurs efficacités sur le cœur et les reins, et sont recommandées pour les patients qui ont des manifestations cardiovasculaires. Le Pr Amine Chami n’est pas allé par le dos de la cuillère pour dire tout simplement que «ces deux molécules ne sont pas disponibles ou accessibles en Algérie ». Sur sa lancée, il a ajouté que «ces deux molécules permettent de réduire la mortalité chez les diabétiques qui décèdent à cause de problèmes cardiaques ou rénaux». Il ajoute en soulignant que «les deux médicaments sont en première ligne des recommandations».
Et ce n’est pas tout. Autrement dit, le malade atteint du diabète est appelé à prendre son mal en patience. Car, en Algérie, les GLP-1 sont disponibles mais ne sont pas remboursables, alors que les SGLT-2 n’ont pas encore été introduites sur le marché. Véritable parcours de combattant attend ce patient qui, dans un autre point de vue, souffre également des complications du diabète à commencer par la sécurité sociale qui n’a pas inscrit ce médicament comme traitement à prendre en charge par ses soins en remboursant le malade devant le prendre. Ainsi donc, le prix des GLP-1, dont le coût mensuel dépasse les 12.000 DA, ne figure pas sur la nomenclature des médicaments remboursables et n’est ainsi pas pris en charge par la sécurité sociale. En ce sens, le Pr Chami a préconisé une démarche idoine répondant favorablement au cri de détresse du diabétique. Il a, dans ce chapitre, émis son souhait de lancer la démarche portant sur la prise en charge par la sécurité sociale de ces médicaments qui peuvent contribuer d’une manière significative à l’amélioration de la qualité de la prise en charge thérapeutique des diabétiques. Trois thématiques sont abordées au cours des deuxièmes journées de médecine interne, organisées par le Chu d’Oran et l’Association des amis de la médecine interne en traitant essentiellement la problématique liée au diabète sucré, la sclérodermie et les manifestations rhumatismales en médecine interne. La rencontre d’Oran a servi de carrefour ayant réuni plus de 400 spécialistes, ayant pris part à cet événement médical ayant proposé six ateliers encadrés par des référents nationaux et internationaux, sur des thématiques en rapport avec la prise en charge du diabète comme l’écho-doppler des artères des membres inférieurs des sujets diabétiques et l’interprétation de mesure ambulatoire de la pression artérielle sur 24 heures.
Mohamed Aissaoui