jeudi , 23 janvier 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Liaison maritime Oran-Ain El Türck </span>:<br><span style='color:red;'>Les passagers livrés à eux-mêmes à Cap Falcon</span>
© OT / Adda

Liaison maritime Oran-Ain El Türck :
Les passagers livrés à eux-mêmes à Cap Falcon

Nombreux sont les citoyens qui ont entrepris la traversée par bateau entre Oran et Aïn El Türck, à être désenchantés une fois arrivés à Cap Falcon, lieu de débarquement des voyageurs.

Et pour cause, une fois sur les lieux, ils ont eu des difficultés à rejoindre le centre-ville d’Aïn El Türck ou encore d’autres plages de la Corniche, faute de transport urbain. En effet, depuis la mise en service de liaison maritime entre les deux communes d’Oran et d’Aïn El Türck, la prise en charge des voyageurs n’est pas assurée par les bus, comme cela est convenu dans les cahiers des charges. N’ayant d’autre alternative, les citoyens se rabattent sur les taxis clandestins qui profitent de l’aubaine pour mettre les prix forts. Il est inutile de signaler la colère des familles, souvent surchargées des équipements de plage et d’enfants en bas âge quand elles se retrouvent ainsi livrées à leur sort, sous un soleil de plomb. L’on ne prend pas tous les jours la navette, expliquera un père de famille qui voulait faire plaisir à ses enfants qui montaient pour la première fois de leur vie sur un bateau, mais cela ne doit pas se faire au détriment du budget familial. Les dépenses non prévues et surtout les difficultés rencontrées, gâchent quelque peu la journée. Selon un responsable communal, les bus boudent cette ligne, pour une question de rentabilité. De ce fait, le relais est tout de suite pris par les clandestins. Quant à la cherté des prix pratiqués, ils vous répondront qu’ils accomplissent un service que les pouvoirs locaux n’arrivent pas à assurer. D’autres vous rétorqueront que ceux qui paient 200 da la place dans la navette maritime, pourraient bien débourser 100 ou 200 da de plus. En fait, le problème se pose généralement pour les familles nombreuses qui s’offrent le luxe d’une traversée, mais ne peuvent se permettre des extras. Des familles, choisissent carrément de rester se baigner à la plage des Dunes. D’autres accomplissent le trajet à pied jusqu’à Aïn El Türck.
En vérité, c’est tout le transport urbain et suburbain de la daïra d’Aïn El Türck qui mérite d’être revu, maintenant que le projet de la gare routière est abandonné. Des localités entières sont isolées, les enfants scolarisés peinent à rejoindre leurs collèges, les personnes âgées ont de la difficulté à se déplacer aisément vers les administrations. Pour l’heure, le taxi clandestin demeure le seul moyen de transport des usagers.

Karim Bennacef