mercredi , 27 mai 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Interdiction des transports en commun à Aïn El Türck</span>:<br><span style='color:red;'>Les taxis clandestins prennent… le relais</span>

Interdiction des transports en commun à Aïn El Türck:
Les taxis clandestins prennent… le relais

L’interdiction de toute activité, signifiée par les hautes autorités de l’Etat aux transporteurs en commun urbain et suburbain, n’a pas pour autant dissuadé les usagers à se déplacer en ayant recours aux taxis clandestins, nombreux sur le terrain depuis l’entrée en application de la mesure préventive contre la propagation du coronavirus parmi la population.

A Aïn El Türck, le déplacement des citoyens qui a certes diminué, sans pour autant cesser, se fait quasi normalement par le biais des taxis clandestins, en leur majorité des particuliers, qui saisissent l’occasion de se faire quelques revenus substantiels. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit l’adage.
Mais par les temps qui courent, c’est-à-dire en pleine période de pandémie, et alors que la population est appelée à plus de vigilance, le recours aux transporteurs clandestins, offre-t-il une garantie sécuritaire aux citoyens, dont nombreux ne sont pas munis des protections d’usage? En s’engouffrant à 04 ou 05 personnes dans un même véhicule, l’on serait tenté de dire que le risque de contamination est très élevé, pour ne pas dire suicidaire. Et pour cause, le confinement de plusieurs personnes dans un même espace clos qu’est l’habitacle du véhicule, est un vecteur par excellence de transmission des gènes pathogènes du coronavirus, connu pour sa fulgurante rapidité à se déplacer d’une personne à une autre.  La distanciation d’au moins un mètre entre deux individus, fortement recommandée par les plus hautes autorités sanitaires du pays et l’organisation mondiale de la Santé, n’étant ainsi, plus respectée, il va sans dire que l’accélération de l’épidémie, ne peut être que dramatique.
Pour leur part, les transporteurs en commun agréés, qui se sont gardés d’assurer leurs activités consécutivement aux recommandations des hautes autorités de l’Etat, ne s’empêchent pas de faire la fine bouche face à ces mesures qui les privent de leur seul gagne-pain, en vérité détourné par des taxis clandestins qui ont pris de manière informelle, le relais pour le transport des citoyens.
Certains estiment qu’il aurait été plus judicieux de réquisitionner quelques taxis agréés qui doivent se prémunir de toutes les précautions de protection, tels que désinfection du véhicules, port de masque et de gants, deux clients à l’arrière seulement pour maintenir la distanciation, ne prendre que les clients protégés, afin d’assurer durant quelques heures de la journée le transport temporaire, puisque des citoyens non mécanisés, sont contraints, pour une raison ou une autre, notamment médicale, de se déplacer.
Il faut avouer qu’à moins d’un confinement total et obligatoire décrété par l’Etat, il se trouvera des citoyens qui continueront à braver le danger en refusant de se cloîtrer chez eux, comme il se trouvera des taxis clandestins pour proposer leurs services.
Karim Bennacef