mardi , 23 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Les verts ont frappé fort</span>:<br><span style='color:red;'>L’explosion de joie</span>
@ Adda

Les verts ont frappé fort:
L’explosion de joie

Les guerriers du Sahara sont revenus de loin après s’être quelque peu absentés des challenges sportifs mondiaux.

En vainquant, jeudi soir, les éléphants ivoiriens, les Fennecs ont donné la joie à ces millions d’algériens ayant suivi cette époustouflante rencontre des occasions ratées. N’empêche que le mot final leur est revenu à la faveur des tirs aux buts, arrachant ainsi le billet leur permettant d’aller loin dans cette rencontre des Grands. Mais, ils ont tout aussi offert un cadeau sur un plateau d’argent à tous ces algériens qui sont, dés la fin de la rencontre, sortis dans les rues pour s’extasier et jubiler dans une ambiance festive tout le long de la nuit de jeudi à vendredi. Dans ce sillage, les Oranais ne se sont pas trop fait prier pour extérioriser leur bonheur, manifester leur joie et dire tout simplement «Merci les Verts, nous sommes fiers de vous».
En effet, plusieurs centaines, voire, des milliers de ces oranais et oranaises et citoyens ont envahi les rues pour dire leur mot à l’adresse de ces verts ayant, eux aussi, donné le meilleur d’eux pour satisfaire ce peuple avide d’allégresse. Cadencés au rythme encensant les mérites du Onze algérien, les oranais, déchainés, ont consacré leur nuit pour une fête toute spontanée à l’honneur des Verts représentant cette grande Nation, l’Algérie. A pied, à bord de voitures et de bus, la destination prisée est le centre-ville d’Oran et ses célèbres rues et places comme celles portant les noms des héros et des symboles de la Révolution nationale, à savoir, Larbi Ben Mhidi, Khemisti, Place du 1er Novembre (ex-Place d’Armes), place du Lycée Lotfi, El Bahia, Rue Emir Abdelkader, Bd Hamou Boutelilis, etc.
Hommes, femmes, jeunes moins jeunes, employés et chômeurs, des enfants en bas âge, des familles entières sont venus de Gambetta, Insep, Maraval, Protin, Cité Petit, Es Senia, Arzew, Bir El Djir. Ils ont très rapidement opéré au grand changement du look de la ville en affluant comme un tsunami humain jamais vu depuis plus de 05 années, soit en 2014 à l’occasion de la Coupe du monde d’Alors. Les rues d’Oran ont été vivantes, animées par les rythmes de «One, Two, Three, viva l’Algérie!».  Des accords, comme dans des grands concerts, de klaxons rugissants ont, tout le long de la soirée de jeudi à vendredi, lacéré la quiétude de l’obsécration oranaise.
Du haut des balcons des immeubles, les youyous émouvants sont lancés par des femmes donnant des frissons aux plus insensibles. C’est l’explosion de joie. Larmoyant d’exultation, dansant et jubilant, les Oranais ont donné libre cours à leurs émotions. Ils se sont interminablement agacés pour respirer cette bouffée d’oxygène offerte par les gars de Belmadi. Les oranais, tout comme le reste du pays, ne peuvent être que reconnaissants.
Mohamed Aissaoui