mercredi , 24 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Au lendemain de l’annonce de la candidature du président Bouteflika</span>:<br><span style='color:red;'>L’idée du consensus relancée</span>

Au lendemain de l’annonce de la candidature du président Bouteflika:
L’idée du consensus relancée

Cette proposition sera un facteur dominant de la vie politique nationale avant et après l’élection présidentielle. Les Algériens, certainement sensibles à la stabilité de leur pays, verront avec intérêt la tenue d’une conférence nationale qui mettra les bases d’une gouvernance apaisée.

L’annonce officielle de la candidature du président de la République a eu un effet «tonifiant» sur la scène nationale. L’ensemble des responsables politiques du pouvoir et de l’opposition, ont commenté le message de Abdelaziz Bouteflika. Entre satisfait et craintif de ce qu’apportera cette candidature au paysage partisan, les appréciations ont, disons-le, traversé tout le spectre possible en pareilles circonstances. Il va de soi que le positionnement du président, désormais candidat à sa propre succession, constitue le véritable démarrage du processus électoral, dans son volet politique. Il faut dire que le formidable poids de sa candidature aura un effet direct sur les calculs des uns et des autres.
Au vu des réactions des adversaires déclarés du chef de l’Etat, il y a lieu de retenir une sorte de «motivation» de se dépasser pour ceux qui ont trouvé dans le challenge que leur propose Bouteflika, matière à redoubler d’effort pour exister sur le champ politique, même si les chances de battre le président sortant sont quasi-nulles pour nombres d’entre eux. Et pour cause, avant même l’annonce de sa candidature, les partisans de Bouteflika ont sorti le grand jeu. Le méga meeting du FLN, samedi dernier, et l’avalanche de soutien émanant d’organisations nationales qui comptent dans le paysage associatif et syndical, apportent la preuve par quatre de l’impressionnant dispositif électoral qui se mettra en branle au bénéfice du candidat Bouteflika.
Face à cette implacable machine à gagner des élections, les autres prétendants à la magistrature suprême, devront déployer des trésors d’imagination pour rivaliser avec la popularité dont jouit déjà le chef de l’Etat. Les Benflis, Ghediri, Makri et autre Belaïd, ne disposent pas de l’aura nécessaire pour se comparer à un président qui, faut-il le souligner, a tenu l’écrasante majorité des promesses électorales faites aux Algériens. De plus, les observateurs avertis de la scène nationale, notent avec intérêt l’engagement du président de la République d’organiser une conférence nationale inclusive. Ce sera un outil destiné à concrétiser le consensus auquel appellent beaucoup de formations politiques. La main tendue du chef de l’Etat tient lieu d’un véritable programme de gouvernement destiné à réunir les conditions idoines à l’émergence d’un nouvel esprit au sein de la sphère politique nationale. Cette proposition sera un facteur dominant de la vie politique nationale avant et après l’élection présidentielle. Les Algériens, certainement sensibles à la stabilité de leur pays, verront avec intérêt la tenue d’une conférence nationale qui mettra les bases d’une gouvernance apaisée. C’est véritablement une carte gagnante pour le président-candidat, en ce sens que Bouteflika qui n’a jamais manqué à une promesse électorale, bénéficie déjà de la confiance des électeurs.
Les prochains jours seront, à ce propos, édifiants dans l’avancement de ce projet novateur de la vie politique du pays. On saura si les partisans du président parviennent ou pas à convaincre l’ensemble du personnel politique qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition. Au quel cas, on pourra assister à l’établissement d’une sorte de consensus qui se renforcera après la présidentielle, pour donner lieu à une véritable feuille de route pour l’Algérie de demain.
Assia Belarbi