vendredi , 24 mai 2019
<span style='text-decoration: underline;'>L’OPGI met en vente ses locaux invendus dans les cités de logements sociaux</span>:<br><span style='color:red;'>L’Office cherche acheteurs désespérément</span>

L’OPGI met en vente ses locaux invendus dans les cités de logements sociaux:
L’Office cherche acheteurs désespérément

L’Office de promotion et de gestion immobilière de la wi

laya d’Oran vient de lancer un avis de vente de gré à gré de ses locaux invendus dans plusieurs cités de logements sociaux éparpillées à travers le territoire de la wilaya et notamment à Sidi El Bachir (1.600 logements) et Oued Tlélat (haï Enour).

Le recours au gré à gré a été décidé en raison de la mévente de ces locaux à usage commercial et professionnel qui ne trouvent pas preneur. Ces locaux n’arrivent pas à trouver preneur en raison essentiellement du prix élevé pratiqué sur le mètre carré qui fait fuir les acheteurs.
De nombreux acheteurs potentiels estiment que les prix pratiqués pour des locaux qui se trouvent dans des zones non commerciales sont exorbitants. Et même des personnes qui ont déjà acheté des locaux dans ces cités regrettent d’ores et déjà leur choix. Pour ce commerçant, acheter un local dans une cité de logement social, a été un mauvais investissement. D’abord, il devait s’acquitter du prix élevé exigé par l’Office et ensuite il fallait débourser une importante somme pour l’aménagement de ces locaux dépourvus de tout.
Ce commerçant dénonce essentiellement le manque d’hygiène, l’absence de viabilisation et la localisation de ces locaux qui n’offrent pas de visibilité pour les commerçants. Débourser de grandes sommes sur un local pour en fin de compte devenir locataire chez l’OPGI ne semble pas inciter les acheteurs potentiels à se présenter pour acquérir ces locaux. L’Office a lancé ces dernières années, plusieurs avis de vente de gré à gré des locaux commerciaux situés dans les cités de logements sociaux à travers le territoire de la wilaya, mais plusieurs mois après, les bénéficiaires de ces biens ne se sont pas manifestés pour la mise en exploitation des commerces.
Un état de fait qui a lourdement pénalisé les familles sinistrées nouvellement relogées dans ces cités dortoirs qui sont souvent contraints de parcourir plusieurs kilomètres pour faire leurs emplettes. Dans certaines cités LPL attribuées récemment à Oued Tlélat ou à Belgaïd, c’est presque le désert. Il n’y a ni marché couvert, ni commerce, ni transport. Les nouveaux occupants des lieux restent, ainsi, à la merci des clandestins qui fixent leurs tarifs.
H. Maalem