dimanche , 15 décembre 2019

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L’UMA à trois, c’est possible

Au lendemain de la visite du ministre mauritanien des Affaires étrangères, le ministre algérien du Commerce conduit, aujourd’hui, une délégation d’opérateurs économiques dans le cadre d’un Salon dédié à la promotion du produit algérien en Mauritanie, considéré comme l’une des portes de l’Afrique de l’Ouest. Cet échange de ministres, mais également la dynamique qu’il sous-tend, amène à suggérer que les relations entre les deux pays sont sur la bonne voie. C’est même un exemple à suivre, en ce sens que tout rapprochement économique, commercial et social constitue une base solide au développement de politique de voisinage mutuellement bénéfique.
Ce qui arrive entre l’Algérie et la Mauritanie n’est pas un fait inédit dans la région du Maghreb. Il y a lieu de relever, à ce propos, une réelle symbiose, à tout point de vue entre l’Algérie et la Tunisie. Ces deux pays qui partagent la douleur des bombardements de Sakiet Sidi Youcef, ont construit un véritable «roman d’amitié» entre les deux peuples et les deux gouvernements. Autant l’Etat algérien a soutenu à bout de bras la Tunisie pour lui éviter l’effondrement financier au lendemain de la «Révolution» du Jasmin, autant des millions d’Algériens y ont passé des vacances évitant le chaos à son tourisme durement frappé par le terrorisme. Les deux pays ont réussi à construire un début de coopération positive très intéressante au plan des échanges d’investissements. Des Champions économiques algériens ont investi en Tunisie et pas mal de PME tunisiennes ont traversé la frontière pour contribuer à la dynamique économie algérienne.
Il est vrai que pour ces deux exemples, les échanges demeurent timides, mais il n’en demeure pas moins qu’ils vont en s’accélérant et il y règne une très bonne ambiance à tous les niveaux, que ce soit politique, économique ou social. Cela, pour dire que le rêve d’une intégration régionale ne relève pas du rêve impossible. Il suffirait d’une volonté politique des Etats, d’une disponibilité à la solidarité et à l’entraide des peuples et une détermination des opérateurs économiques pour que l’intégration maghrébine se fasse.
C’est là exactement le vœu de tous de l’Algérie depuis le sommet de l’UMA de Zéralda. Le temps a passé et on allait finir par ne plus y croire. Seulement voilà les trois pays, Algérie-Tunisie-Mauritanie, démontrent au jour le jour que l’union est possible. C’est peut-être la principale leçon de toutes les crises que cette région a connues. Qu’il reste l’obstacle marocain et le chaos libyen pour construire l’UMA à cinq, il devrait être possible d’initier une organisation à trois, en attendant des jours meilleurs…Au lendemain de la visite du ministre mauritanien des Affaires étrangères, le ministre algérien du Commerce conduit, aujourd’hui, une délégation d’opérateurs économiques dans le cadre d’un Salon dédié à la promotion du produit algérien en Mauritanie, considéré comme l’une des portes de l’Afrique de l’Ouest. Cet échange de ministres, mais également la dynamique qu’il sous-tend, amène à suggérer que les relations entre les deux pays sont sur la bonne voie. C’est même un exemple à suivre, en ce sens que tout rapprochement économique, commercial et social constitue une base solide au développement de politique de voisinage mutuellement bénéfique.
Ce qui arrive entre l’Algérie et la Mauritanie n’est pas un fait inédit dans la région du Maghreb. Il y a lieu de relever, à ce propos, une réelle symbiose, à tout point de vue entre l’Algérie et la Tunisie. Ces deux pays qui partagent la douleur des bombardements de Sakiet Sidi Youcef, ont construit un véritable «roman d’amitié» entre les deux peuples et les deux gouvernements. Autant l’Etat algérien a soutenu à bout de bras la Tunisie pour lui éviter l’effondrement financier au lendemain de la «Révolution» du Jasmin, autant des millions d’Algériens y ont passé des vacances évitant le chaos à son tourisme durement frappé par le terrorisme. Les deux pays ont réussi à construire un début de coopération positive très intéressante au plan des échanges d’investissements. Des Champions économiques algériens ont investi en Tunisie et pas mal de PME tunisiennes ont traversé la frontière pour contribuer à la dynamique économie algérienne.
Il est vrai que pour ces deux exemples, les échanges demeurent timides, mais il n’en demeure pas moins qu’ils vont en s’accélérant et il y règne une très bonne ambiance à tous les niveaux, que ce soit politique, économique ou social. Cela, pour dire que le rêve d’une intégration régionale ne relève pas du rêve impossible. Il suffirait d’une volonté politique des Etats, d’une disponibilité à la solidarité et à l’entraide des peuples et une détermination des opérateurs économiques pour que l’intégration maghrébine se fasse.
C’est là exactement le vœu de tous de l’Algérie depuis le sommet de l’UMA de Zéralda. Le temps a passé et on allait finir par ne plus y croire. Seulement voilà les trois pays, Algérie-Tunisie-Mauritanie, démontrent au jour le jour que l’union est possible. C’est peut-être la principale leçon de toutes les crises que cette région a connues. Qu’il reste l’obstacle marocain et le chaos libyen pour construire l’UMA à cinq, il devrait être possible d’initier une organisation à trois, en attendant des jours meilleurs…
Par Smaïl Daoudi