lundi , 21 janvier 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Suite à l’enquête du ministère du Commerce  </span>:<br><span style='color:red;'>L’usine AMILA fermée et ses produits retirés du marché</span>
© D.R

Suite à l’enquête du ministère du Commerce :
L’usine AMILA fermée et ses produits retirés du marché

Les produits de jus AMILA ont été retirés du marché et l’usine de production a été fermée. L’existence d’une substance prohibée de nature alcoolique psychotrope est à l’origine de ces mesures ayant ciblé la société Sarl Promasidor, domiciliée à Boufarik (Blida).

Le ministère du Commerce a décidé d’agir contre la marque incriminée suite à l’établissement de l’existence de substance prohibée, suite aux analyses effectuées par des laboratoires et centres d’analyses relevant du ministère, au centre anti poison de Bab El Oued (Alger) et aux centres centraux de la Gendarmerie nationale et de la Police scientifique d’Alger.
Le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère, Abderrahmane Benhazil a donné plus de détails sur cette affaire où il a affirmé que le département de Said djellab a pris cette mesure, suite à une correspondance émanant de la direction du commerce de la wilaya d’El Bayadh, faisant état de l’existence d’une substance prohibée appelée +Pyrazole+ dans les composants de ce produit. Le responsable a affirmé aussi qu’une « alerte a été lancée par le ministère qui a ordonné le gel de l’activité de la société, tout en retirant ce produit du marché, en vue de procéder aux enquêtes nécessaires sur le taux de concentration de cette substance dans ce jus. La direction du commerce de la wilaya de Blida, abritant le siège de PROMASIDOR, a été informée pour procéder à l’application des décisions prises à cet effet ».
M. Benhazil a précisé par ailleurs que « le Pyrazole n’est pas une substance «prohibée» mais devient dangereuse pour la santé publique, si son taux de concentration dépasse les quantités autorisées par les services compétents ».
Il a indiqué aussi que « Cette substance fait également partie des composants des arômes ajoutés à certains produits au sein des «additifs alimentaires», aux taux autorisés. La présence de cette substance en tant qu’additif alimentaire, aux quantités autorisées par la commission Codex Alimentarius, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), était «autorisée» et ne représentait aucun danger pour la santé publique. Son utilisation à l’état brut est prohibée, a-t-il précisé.
Les véritables taux de concentration de cette substance dans le produit seront connus prochainement. Le responsable a affirmé que le département de Djellab continuera à prélever des échantillons de ce produit, afin de procéder à des analyses sur les produits de la marque «Amila» et sur d’autres produits pour un plus grand contrôle.
Il a tenu à préciser que « ces additifs alimentaires sont utilisés au niveau international dans les conservateurs, les colorants alimentaires, les arômes, les antioxydants et les ferments, selon la nature de chaque produit. Ces additifs sont soumis à la codification et au suivi des services concernés ».
M. Benhazil a affirmé que le ministère gèlera définitivement la production de cette poudre de jus dans le cas où les analyses démontrent la présence d’une substance «dangereuse» pour la santé publique, en indiquant en outre que si les taux ajoutés de cette substance dans le produit dépassent les quantités autorisées, la société productrice est passible de sanctions sévères assorties d’amende, a-t-il précisé.
Il a également affirmé « que si les taux ajoutés étaient aux normes autorisées, la société en question sera autorisée à reprendre son activité, tout en continuant à soumettre le produit au contrôle. Le secteur continuera à procéder au contrôle périodique de ces produits notamment des jus de fruits, des biscuits, des chips et des bonbons de différentes sortes. »
Alger: Samir Hamiche