samedi , 24 août 2019

Manœuvres, tricheries et tractations opaques…

Selon certaines sources reprises par des médias locaux, des enquêtes judiciaires seront bientôt lancées et annoncées, visant un grand nombre d’APC de la wilaya d’Oran concernées par différentes affaires de détournement de foncier, de malversations financières ou de corruption supposée dans la passation de marchés. Les mêmes sources indiquent que les premières investigations menées par les services de police et de gendarmerie concernés, font état d’un grand nombre d’affaires, et autant de dossiers concernant des maires, des cadres de l’administration, des fonctionnaires et d’anciens responsables et gestionnaires locaux. L’information publiée par un journal local et reprise sur les réseaux, a été évidement amplifiée par la rumeur, laissant croire au déclenchement d’une prochaine «chasse au sorcières» d’une ampleur inégalée. Commentant le sujet autour du thé de la soirée, les «mauvaises langues» locales étaient plutôt septiques quand au bien fondé de ces nouvelles annonçant «l’arrêt de tous les voleurs et de tous les prédateurs» qui sévissent à Oran au niveau local. On sait que la Wilaya d’Oran garde le record du nombre de Maires impliqués dans des enquêtes judiciaires. 22 maires sur les 26 que compte la wilaya d’Oran seraient à ce jour concernés. Et certains, dont le Maire de Bir El Djir, ont même été récemment incarcérés. Cette forte proportion d’élus gestionnaires impliqués dans des affaires scabreuses, semble bien conforme à l’image désastreuse qu’offre la plupart des structures, organismes ou grandes associations locales activant sur tous les domaines de la vie culturelle sociale ou sportive. Avec l’échec de gestion, voire le désastre, des APC, on pourrait citer dans le désordre la faillite des deux grands clubs de football, les structures de santé, l’université clochardisée, les petites associations fictives, les grandes associations et fondations minées par les querelles internes, et bien d’autres sphères gangrenées par la course au gain illicite ou à la notoriété usurpée. A Oran, peut-être plus qu’ailleurs, la culture du «clanisme» repose non pas sur le lieu de naissance, mais sur le seul partage d’intérêts et de «privilèges» pouvant être acquis grâce à des manœuvres, des tractations opaques et des tricheries permises par la conjoncture…

Par S.Benali