vendredi , 22 juin 2018

Mieux vaut tard que jamais…

Les taxis de la station 19 Juin d’El Hamri, ont été enfin délocalisés la semaine dernière vers le nouveau site de l’USTO. Le transfert a concerné les taxis desservant les wilayas d’Aïn Témouchent, Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, Mascara, Maghnia, Nedroma et Saïda. Soit la totalité des liaisons avec les grandes villes situées au sud et à l’ouest de la capitale oranaise. Ce qui n’a pas manqué de susciter sur la scène locale des critiques pertinentes, dénonçant les inepties et les tâtonnements qui règnent depuis des décennies sur le secteur du transport, dans la Wilaya d’Oran. On pouvait ainsi lire sur les réseaux sociaux, cette interrogation sur l’ancienne gare routière de Maraval qui a été démolie il y a un an, pour laisser place à un espace vert. «C’est plutôt là, qu’aurait du être implantée une station de taxis desservant les wilayas à l’Ouest d’Oran, notamment Tlemcen et Ain Témouchent «soulignent certains commentaires accusateurs qui parlent même de «gaspillage et de dépenses d’argent inutiles». Il est vrai, que la nouvelle station de taxis de l’USTO, n’est pas si nouvelle que ça, puisqu’un premier projet avait été initié il y a une dizaine d’années au même endroit, mais qui s’est soldé par un cuisant échec et un abandon du site par les opérateurs concernés. Les quelques équipements et commodités élémentaires dont le mobilier urbain ont été vandalisés et ont disparu du paysage, laissant place à un hideux décor urbain, plus proche du terrain vague, que d’une station de taxis. Mais les autorités locales de l’époque, ne semblaient guère se soucier de cette évolution indigne, des ambitions de la ville. Au même moment, les hideux «karsans» et autres autobus interurbains, desservant les localités à l’Est de la ville, comme Arzew et Béthioua, continuaient de stationner sur les carrefours importants, au rond-point des HLM et au rond point El Morchid. Perturbant la circulation et générant un chaos indescriptible. Et chaque année, depuis des lustres, les responsables du secteur, plutôt mal avisés, tentaient des palliatifs devant permettre d’organiser le transport urbain oranais et d’assainir le secteur de toutes les pratiques néfastes et nuisibles à la collectivité. Après la réalisation par un investisseur privé, de la grande gare routière d’El Bahia, les décideurs locaux ont décidé de démolir l’ancienne gare des Castors et celle de Maraval, pour de sombres raisons de «d’anarchie, de dégradation de l’environnement et mauvaises exploitations de la structure, confiée en gérance à un privé». Mais pour des urbanistes avertis, les anciennes stations de taxis des Castors et de Maraval étaient correctement implantées l’une pour les sorties vers le Sud-est et l’autre pour l’ouest. En réalité, l’échec ne relevait surtout, que du culte de l’impunité, forgé par le laxisme et le renoncement, affiché par certains gestionnaires dépassés… Aujourd’hui, fort heureusement, on enregistre un sensible élan de changement dans la prise en charge du transport public et des préoccupations collectives. Mieux vaut tard que jamais…

Par S.Benali