mardi , 19 juin 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Bureaucratie, loi sur les hydrocarbures, nucléaire</span>:<br><span style='color:red;'>Mustapha Guitouni affiche  ses convictions</span>

Bureaucratie, loi sur les hydrocarbures, nucléaire:
Mustapha Guitouni affiche ses convictions

A une question sur la prise en considération de la demande de certains partenaires étrangers pour le retour du système de partage de la production, le ministre a indiqué que «la future loi était globale et prenait en charge l’ensemble des problèmes rencontrés au niveau du secteur des hydrocarbures», ajoutant qu’elle permettra de préserver, à la fois, les intérêts de l’Algérie et de ses partenaires.

Le ministre de l’Energie Mustapha Guitouni, a fait un constat sans concession de l’Etat des lieux dans son secteur. Sans prendre des gants, le ministre s’est pris frontalement à la bureaucratie qui sévit dans le département dont il a la charge. Le propos n’est pas facile, mais l’autocritique semble être un choix assumé par M. Guitouni. Il se promet de combattre ce fléau qui gêne le développement d’un secteur stratégique de l’économie nationale. «Nous allons venir à bout de cette bureaucratie qui nous ronge dans la mesure où nous sommes décidés à changer», a indiqué le ministre. Tempérant quelque peu son propos, Mustapha Guitouni admet que le combat contre ce fléau sera difficile. L’on apprend par la même occasion, que le ministère de l’Energie travaille pour l’assouplissement des procédures administratives. La réduction des délais de traitement des demandes d’importation et d’exportation des produits dangereux, atteste de cet effort a abouti à une réduction des délais de 4 mois à une vingtaine de jours seulement.
Le ministre a interpellé les compagnies étrangères, partenaires de l’Algérie dans les l’énergie. Le ministre a réitéré l’engagement de l’Algérie à les aider et les soutenir pour parvenir à édifier un partenariat mutuellement bénéfique.
A ce propos, M.Guitouni entend lancer un site Internet spécifiquement dédié au rapprochement avec les partenaires. Les agences et les autorités relevant de ce même ministère, seront elles aussi dotées de portails électroniques leur permettant une gestion rapide des sollicitations des partenaires et d’informer sur leurs activités en temps réel.
Pour ce qui concerne l’élaboration de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, le ministre a précisé qu’elle prendrait le temps nécessaire «étant donné que cette loi engageait l’avenir d’un pays et de tout un peuple, précisant que la nationalité des bureaux d’expertise auxquels l’Algérie a fait appel dans ce contexte importait peu».
Le ministre a répondu à la polémique sur la nationalité des partenaires devant aider son département à rédiger l’avant-projet de lois sur les hydrocarbures. «Que ces bureaux spécialisés soient américains, français, anglais, suédois ou autres, importe peu car cela entre dans le processus d’élaboration de toute loi sur les hydrocarbures», a-t-il soutenu, en faisant allusion à la réaction de certains médias quant au choix porté sur un bureau d’étude américain pour participer à la préparation de la future loi algérienne sur les hydrocarbures.
A une question sur la prise en considération de la demande de certains partenaires étrangers pour le retour du système de partage de la production, le ministre a indiqué que «la future loi était globale et prenait en charge l’ensemble des problèmes rencontrés au niveau du secteur des hydrocarbures», ajoutant qu’elle permettra de préserver, à la fois, les intérêts de l’Algérie et de ses partenaires.
Concernant les mesures prises pour la réduction de l’importation des carburants, M. Guitouni a rappelé que la solution résidait dans la généralisation de la conversion au GPLc, précisant que désormais, il sera exigé que 10% des véhicules montés localement ou importés soient équipés du GPLc.
Il y a enfin, la préparation en cours d’un avant-projet de loi sur le nucléaire civil, que ce dernier était soumis actuellement aux différents secteurs pour l’enrichir et sera dans «très peu de temps» examiné par le gouvernement.
Alger: Smaïl Daoudi