vendredi , 24 mai 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Fédération de boxe</span>:<br><span style='color:red;'>Nehassia : «Je suis le président légitime, le bureau fédéral doit accepter ma réhabilitation»</span>
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Fédération de boxe:
Nehassia : «Je suis le président légitime, le bureau fédéral doit accepter ma réhabilitation»

Le président de la Fédération algérienne de boxe (FAB), Abdelmadjid Nehassia, a appelé mardi les membres du bureau exécutif à accepter la décision du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) portant sa réhabilitation en tant que président légitime de l’instance fédérale.

Après avoir reçu la décision portant ma réhabilitation en tant que  président légitime de la FAB, le MJS a délégué un représentant, en  l’occurrence Abdelmalek Yaker, pour notifier cette décision au président  par intérim, Mourad Ouhib, qui n’a plus le pouvoir de signature depuis  dimanche dernier à minuit. La passation de consignes se fera mercredi  prochain», a déclaré Nehassia lors d’une conférence de presse animée au  Complexe olympique Mohamed-Boudiaf (Alger), en présence de l’ex-patron de  la FAB, Nabil Sadi.  Après avoir rappelé la genèse de la crise, depuis son élection à la tête  de l’instance fédérale en mars 2017, Nehassia a tiré à boulets rouges sur  l’actuel bureau fédéral, à sa tête Mourad Ouhib, qui était «dès le départ  contre mon élection à la tête de la FAB». «Mourad Ouhib a toujours bloqué mes décisions avec la complicité de  l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali. Les membres  du bureau fédéral sont la source de tous les problèmes de la boxe  algérienne, ce sont des chasseurs de primes qui ont fait de la fédération  leur registre de commerce. J’étais victime du conflit qui a opposé  l’ex-ministre au président du Comité olympique et sportif algérien (COA)»,  a-t-il dit. A cet effet, le président de la FAB a présenté des documents «prouvant»  l’implication de quelques membres «dont l’ex-président, Abdeslam Draa et le  vice-président, Mourad Ouhib dans des affaires de détournement de deniers  publics». «J’ai en ma possession 14 dossiers qui prouvent l’implication de Draa et  Ouhib dans des affaires de détournement et même de vol. J’ai géré la  fédération pour une durée de deux mois seulement et je suis prêt à  affronter ces personnes avec des preuves concrètes. Maintenant que j’ai été  réhabilité, celui qui veut travailler avec moi sera le bienvenu, les autres  auront à s’expliquer devant la justice», a averti Nehassia. Président déchu de la FAB, Nehassia a été officiellement réhabilité par le  ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Salim Bernaoui, qui a procédé  également à l’annulation de la suspension temporaire prononcée à son  encontre suite à la demande formulée par l’intéressé ainsi que par le  verdict du Tribunal algérien de règlement des litiges sportifs (TARLS) et  du tribunal administratif.

—«Courage»—

«Je salue la décision courageuse prise par l’actuel ministre qui a  appliqué à la lettre les verdicts  du TARLS et du tribunal administratif de  Bir Mourad Raïs, au même titre que pour les autres présidents de fédération  et membres fédéraux, déclarés inéligibles par l’ex-ministre Ould Ali», a  réagi de son côté Nabil Sadi, lui-même touché par cette sanction.     Elu le 4 mars 2017 à la tête de la FAB pour le mandat olympique 2017-2020  en remplacement de Nabil Sadi, Nehassia avait été d’abord suspendu par le  MJS pour «mauvaise gestion» avant d’être déchu de son poste par les membres  de l’Assemblée générale, réunis en session extraordinaire le 15 juillet  2017. Une assemblée élective avait alors été organisée le 1er août de la  même année, portant Abdeslam Draa à la tête de la FAB. Mais suite au verdict du TARLS, Nehassia a été rétabli dans ses droits en  tant que président «légitime» de l’instance fédérale. L’intéressé a eu  cependant du mal à le faire exécuter suite à l’appel introduit par Abdeslam  Draa, finalement débouté par la justice. Depuis le 26 octobre 2018, date de la fin de mission de Draa, la FAB a  vécu une situation de blocage et un vice-président, à savoir Mourad Ouhib,  a occupé le poste de président par intérim jusqu’à avant-hier dimanche à  minuit. Depuis octobre dernier, deux assemblées électives ont été reportées (17  novembre et 29 décembre 2018), sur injonction de l’Association  internationale de boxe (AIBA) qui a demandé des explications sur les motifs  du rejet des dossiers de candidatures de Nabil Sadi et Fazil Ferhat,  réhabilités eux aussi par le MJS. Conséquence de cette situation, l’Algérie a perdu sa représentativité au  sein du Comité exécutif de l’AIBA.