mardi , 21 novembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Entre le premier semestre 2016 et celui de 2017</span>:<br><span style='color:red;'>Nette amélioration des paramètres financiers</span>
© D.R

Entre le premier semestre 2016 et celui de 2017:
Nette amélioration des paramètres financiers

Cette belle performance est le résultat de la rente, pas d’un effort de l’administration. On pourrait faire ce procès au gouvernement, sauf qu’au niveau des recettes ordinaires, celles-ci «ont enregistré une forte hausse de l’ordre de 75% en se chiffrant à 2.500,8 milliards de dinars au 1er semestre 2017 contre 1.433,4 milliards de dinars au 1er semestre 2016». Une véritable prouesse à saluer.

Les chiffres du ministère des Finances en rapport avec le premier semestre de l’année en cours, concernant les performances fiscales et financière du pays, confortent la justesse du gouvernement lors de la confection de la loi des Finances 2017. Il faut dire, en effet, que selon les appréciations rendues publiques hier, l’ensemble des paramètres financiers vire progressivement au vert. Ainsi, les recettes de la fiscalité pétrolière déjà engrangées par le Trésor public, ont connu une hausse de près de 27%, en comparaison avec le premier semestre 2016.
Ainsi, «entre janvier et fin juin 2017, les recettes fiscales pétrolières recouvrées, ont augmenté à 1.121,3 milliards de dinars contre 883,14 milliards de dinars sur la même période de 2016», rapporte un document du ministère des Finances. Il est entendu que cette progression est en rapport direct avec l’appréciation des prix du pétrole sur le marché international. Mais là où la vision du gouvernement a été pertinente, c’est dans le calcul du prix de référence fixé à 50 dollars.
Ce niveau de cours a été «respecté» aux 6 premiers mois de l’année, confirmant la prévision de consolidation des ressources fiscales par l’exécutif. Le document rappellera que «la loi des finances 2017, table sur une fiscalité pétrolière annuelle de 2.200 milliards de dinars», une fiscalité qui sera certainement totalement recouvrée avec un excédent, puisque le prix moyen de l’or noir s’est établi autour des 52 dollars le baril, pour toute l’année.
Cette belle performance est le résultat de la rente, pas d’un effort de l’administration. On pourrait faire ce procès au gouvernement, sauf qu’au niveau des recettes ordinaires, celles-ci «ont enregistrées une forte hausse de l’ordre de 75% en se chiffrant à 2.500,8 milliards de dinars au 1er semestre 2017 contre 1.433,4 milliards de dinars au 1er semestre 2016».
Une véritable prouesse à saluer et qui démontre que l’activité économique aura été intéressante au premier semestre de l’année en cours. Les deux types de fiscalité ont rapporté au Trésor public 3.622,05 milliards de dinars contre 2.316,6 milliards de dinars, en 2016.
«En hausse de plus de 56% entre les deux périodes de comparaison». Il faut savoir que la loi des Finances 2017 prévoit des recettes budgétaires annuelles de 5.635,5 milliards de dinars. On aura constaté qu’au milieu du gué, plus de 50% de ce volume a déjà été collecté.
Face à ces recettes, les dépenses budgétaires effectivement engagées entre janvier et fin juin 2017, «ont connu un recul de plus de 5% par rapport à la même période de 2016. En effet, elles se sont établies à 3.876,5 milliards de dinars contre 4.100,3 milliards de dinars avec un recul à la fois des dépenses de fonctionnement et celles d’équipement», signale le ministère des Finances dans son rapport. Dans ce chapitre, il y a lieu de relever que les baisses sont marginales, puisque «les dépenses de fonctionnement ont diminué à 2.473,16 milliards de dinars contre 2.527,7 milliards de dinars, en baisse de 2%. Quant aux dépenses d’équipement, elles ont reculé à 1.403,3 milliards de dinars contre 1.572,5 milliards de dinars, en baisse de près de 10%». Là aussi, il n’y a aucun risque de dérive dépensière, sachant que la loi des Finances 2017 a programmé des dépenses budgétaires de 6.883,2 milliards de dinars. A six mois de la fin de l’exercice, moins de la moitié de cette somme a été effectivement dépensée. C’est dire que les déficits n’exploseront pas, bien au contraire. Et pour cause, le déficit du Trésor public a été de 384 milliards de dinars contre 1.769 milliards de dinars. La baisse est de l’ordre de 78% entre les deux périodes de comparaison. Notons enfin, que le déficit prévisible du Trésor public pour 2017, est de 1.297 milliards de dinars sur l’année en cours. Nous sommes très loin de ce chiffre.

Alger: Smaïl Daoudi