lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Après la suspension de Salazar pour dopage</span>:<br><span style='color:red;'>Nike met fin à l’Oregon Project</span>
© D.R

Après la suspension de Salazar pour dopage:
Nike met fin à l’Oregon Project

Le géant américain de l’équipement sportif,  Nike, a annoncé vendredi la fin de l’Oregon Project après la suspension la  semaine dernière de l’entraîneur phare de ce groupe d’entraînement  d’athlétisme de très haut niveau, l’Américain Alberto Salazar, pour  «incitation» au dopage.

«Cette situation, ainsi que d’autres allégations infondées, perturbe de  nombreux athlètes et les empêche de se concentrer sur leur entraînement et  leurs compétitions», déclare le PDG de la marque à la virgule (The Swoosh),  Mark Parker, dans un message interne. «J’ai donc pris la décision de mettre  fin à l’Oregon Project.» Le patron de Nike continue toutefois de soutenir l’ancien entraîneur de Mohamed Farah, quadruple champion olympique et sextuple champion du monde  (5.000 et 10.000 m), estimant qu’»une suspension de quatre ans pour  quelqu’un qui a agi en toute bonne foi est une mauvaise décision».
L’Agence américaine antidopage (Usada) «a établi qu’il n’y avait pas eu de  dopage institutionnalisé, n’a trouvé aucune preuve que des médicaments  destinés à améliorer les performances aient été utilisés sur des athlètes  de l’Oregon Project et a souligné la volonté d’Alberto de respecter toutes  les règles», argumente le patron de Nike, quelques jours après la fin des  Mondiaux de Doha où les athlètes de Salazar ont raflé trois médailles d’or.
Le site du Nike Oregon Project n’est plus accessible et tous ses comptes  sur les réseaux sociaux ont été fermés. Plusieurs athlètes avaient réclamé cette fermeture, parmi lesquelles  l’Américaine Kara Goucher, membre du groupe entre 2004 et 2011. «Si j’étais Nike, je ferais venir de nouveaux entraîneurs et tournerais la  page de cet Oregon Project, car il est clair que ses principes ne  correspondent pas à ceux du sport propre et qu’il faut tout recommencer à  zéro», a asséné Goucher, qui avait révélé à la BBC en 2015 qu’Alberto  Salazar l’avait encouragée à prendre des médicaments pour la thyroïde pour  l’aider à perdre du poids après une grossesse.
Elle a témoigné lors des deux audiences d’arbitrage qui ont mené à la  suspension par l’Usada de l’ancien triple vainqueur du marathon de New  York.
Injections trop importantes d’acides aminés (qui favorisent la combustion  des graisses), expériences avec de la testostérone, documents médicaux  falsifiés… l’Usada a mis au jour, après six ans d’enquête, une série de  dérapages de Salazar. L’affaire Salazar n’en finit plus de secouer l’athlétisme.
Mardi, la  fédération britannique, qui avait confié en 2013 un poste de consultant  pour son programme d’endurance à l’entraîneur américain, a annoncé la  démission de son directeur technique national, Neil Black, en poste depuis  2012.