mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Rugby : Sid Ahmed Bendaoud : (Président Stade Oranais et membre de la FRA)</span>:<br><span style='color:red;'>«Nos efforts ont été récompensés avec la création d’une fédération»</span>
Sid Ahmed Bendaoud, président Stade Oranais et membre de la FRA © Ouest Tribune

Rugby : Sid Ahmed Bendaoud : (Président Stade Oranais et membre de la FRA):
«Nos efforts ont été récompensés avec la création d’une fédération»

Il est l’un des membres fondateurs du Rugby en Algérie, qui a contribué à la reconnaissance de la discipline dans notre pays, avec le président de la FRA, Benhassan Sofiane. Membre incontournable de la nouvelle fédération, Bendaoud, qui a été élu président du « stade Oranais » ouvre son cœur à notre journal.

Fraichement élu président du stade Oranais, que ressentez-vous après votre intronisation ?
S.A. B : « D’abord, je dois dire que tous nos sacrifices, pour la relance du rugby en Algérie depuis 2007, n’ont pas été vains. Nous avons tenu le coup, contre vents et marrées. Et voilà que le rugby commence à susciter de l’intérêt. Après l’élection de Benhassan Sofiane comme président de la nouvelle fédération, on m’a fait confiance, pour me porter à la tête du stade Oranais. Je ne peux qu’en être fier, et je dois être à la hauteur, de la confiance placée en moi, par toute la famille du rugby. Un grand chantier nous attend bien sur, avec comme objectif, le développement du rugby et la formation à partir de la base ».
On imagine votre joie et votre grande satisfaction, suite la création de la fédération nationale de rugby, qu’en dites-vous ?
S.A.B : « Après tant d’années, notre rêve et celui de tous les amateurs de rugby s’est enfin concrétisé, avec la reconnaissance par les hautes instances nationales de notre travail, qui consiste à relancer la discipline dans notre pays. Nous avons complété notre joie avec l’organisation du match amical international, disputé par notre équipe nationale, face à son homologue tunisienne, qui a été une réussite. Nos internationaux rugbymen, qui avaient à cœur, de se produire pour la première fois sur le sol Algérien, s’en sont donnés à cœur joien et ont parfaitement communié avec leurs fans ».
Maintenant que la discipline est officialisée, quels seront vos premiers pas, à court et moyen terme, pour la relance officielle de la discipline ?
S.A.B : « Tout d’abord, la vulgarisation de la discipline, à travers tout le territoire national. Ensuite la création de plus de clubs, en plus de ceux déjà existants, qui activeront désormais dans un cadre officiel, avec la création de ligues. Nous avons déjà neuf clubs, à savoir : le Stade Oranais, Rugby Turck, Rugby Arzew, les clubs de Tiaret, M’Sila, Hydra, Bejaia et Larbâa Narth Irathen. Ensuite la formation, sera aussi notre cheval de bataille ».
Peut-on dire que le match Algérie – Tunisie, est le lancement officiel du rugby en Algérie ?
S. A. B : « Comme vous le savez, notre équipe nationale, composée essentiellement de joueurs évoluant en France et en Europe active déjà depuis 2008. Elle s’est déjà imposée face à d’autres équipes, mais seulement sous la couverture du stade Oranais, en l‘absence d’une instance nationale reconnue par l’IRB. Ce match face à la Tunisie est l’entame officielle du rugby en Algérie ».
Quand verra-t-on le premier championnat national de rugby ?
S.A.B : « Si tout va bien, on table sur le lancement du premier championnat national de rugby vers le mois de septembre 2016. C’est du moins, la date avancée par la FRA, une fois que les clubs et les ligues seront constitués ».
Et pour les compétitions internationales ?
S.A.B : « Pour cela, on doit se référer à un cahier de charges, conçu par « rugby Afrique » ex confédération africaine de rugby. On doit remplir d’abord certains critères, entre autres, un championnat qui englobe au moins 13 clubs, puis avoir une équipe nationale, qui doit comprendre des joueurs issus de la formation nationale. Une fois toutes les conditions réunies, l’Algérie pourra intégrer l’instance Africaine, et par la suite, l’instance internationale, vers le mois de décembre 2016 ».
Et qu’en est-il des infrastructures pour la pratique du rugby ?
S.A.B : « Dans ce sens on doit être clair, l’essentiel qu’on trouve des créneaux, dans les nombreux stades de football, qui ne sont à vrai dire la propriété de personne, ni réservés uniquement au football. Le problème se posera dans les petites villes ou dans le sud, qui ne disposent pas de stades. Notre problème réside aussi, dans les normes du terrain et les bois. Il faut le dire, le président Benhassan Sofiane, s’est sacrifié depuis 2008 à fond, pour ramener des bois et du matériel professionnel. Je reste convaincu, qu’il est disposé à rester dans cette dynamique. Il est vraiment, à remercier vivement, pour les énormes sacrifices qu’il a consentis pour cette discipline ».
On vous laisse le soin de conclure…
S.A.B : « Je suis fier de participer au développement du rugby, un sport qui éduque. Je peux dire, que nous avons gagné notre pari, car au départ, on nous a pris pour des fous. Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont aidés, soutenus et contribué, à la réussite de notre travail, à leur tête, Sofiane Benhassan, qui est doté d’un grand courage, et qui n’a jamais désespéré, pour la relance de sa discipline préférée ».

Sadek Belkheir