dimanche , 26 janvier 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Message du président de la République</span>:<br><span style='color:red;'>«Notre pays est confronté à un sévère recul de ses revenus extérieurs»</span>

Message du président de la République:
«Notre pays est confronté à un sévère recul de ses revenus extérieurs»

Le défi est bien là et le chef de l’Etat en appelle au «vaillant peuple à s’atteler davantage à l’effort, et à mettre en œuvre souverainement, les réformes économiques nécessaires». Dans ce sens, il a soutenu que l’Algérie «ne manque ni de ressources ni d’atouts».

Le processus de mise à niveau des lois avec la nouvelle Constitution, se poursuivra avec un rythme soutenu en 2017. Dans le même cadre, le Conseil supérieur de la Jeunesse devra voir le jour avant la fin de l’année. Ce sont
-là d’importantes décisions annoncées par le chef de l’Etat dans son message à la Nation, à l’occasion du 55ème anniversaire de l’Indépendance. «L’année en cours, connaîtra (…) la mise en place du Conseil supérieur de la Jeunesse qui permettra aux représentants de nos jeunes générations de cristalliser ensemble leur vision sur les différents chantiers ouverts par le pays» a annoncé le président de la République. La démarche ne s’arrêtera pas là, puisque «il en sera de même également avec le Conseil national économique et social rénové». Cette institution constitutionnalisée, est centrale dans la logique de la réforme démocratique des structures de l’Etat, en ce sens que ce Conseil «servira de cadre à un dialogue permanent entre le Gouvernement et ses partenaires économiques et sociaux, au moment où le pays doit relever d’importants défis économiques et financiers», précise le chef de l’Etat.
Au volet sécuritaire, le président de la République a lourdement insisté sur la valeur de l’ANP et salué son combat contre le terrorisme, lui rendant dans son message aux Algériens «un vibrant hommage mérité à l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, pour le courage, le professionnalisme et le sens du sacrifice par lesquels elle a réussi à prendre largement le dessus sur les derniers groupuscules terroristes qui sévissent à travers notre vaste pays, avec le concours des différents services de sécurité».
Il faut dire que sur le thème de la lutte antiterroriste, l’Algérie a cumulé une expérience exceptionnelle que de nombreuses Nations reconnaissent, notamment la France avec laquelle l’Algérie est engagée dans un long processus de rapprochement. Sur ce sujet, le chef de l’Etat n’est pas allé par quatre chemins pour signifier l’intransigeance de toute la société algérienne sur la nécessité de rapports normalisés entre Alger et Paris, dépouillé d’arrière-pensées colonialistes, cela passe par un traitement sérieux de l’histoire commune entre les deux peuples, mais surtout aux Algériens eux-mêmes. Aussi, il a rappelé à juste titre d’ailleurs, qu’«à travers l’évocation de notre passé dramatique à la suite de l’invasion française, nous exerçons notre devoir de mémoire envers nos ancêtres dont des millions sont tombés en résistants, des centaines de milliers d’autres ont été emprisonnés ou déportés, alors que des millions d’Algériens ont été dépossédés de leurs terres et de leurs biens».
L’aspect historique dans la vie d’une Nation, est certainement crucial si l’on veut donner à cette Nation les outils pour durer dans le temps. Mais l’immédiateté des défis économiques, recommande également une attitude de grande vigilance. C’est sans doute pour cette raison que le président a choisi l’occasion historique du 5 Juillet pour évoquer les enjeux de l’heure. Ainsi, le président note avec une grande sérénité, que «notre pays est confronté à un sévère recul de ses revenus extérieurs et à une dégradation de sa balance des paiements extérieurs, même s’il garde encore intacte sa souveraineté de décision économique et sociale grâce aux réserves de change accumulées mais qui s’érodent déjà». Le défi est bien là et le chef de l’Etat en appelle au «vaillant peuple à s’atteler davantage à l’effort, et à mettre en œuvre souverainement, les réformes économiques nécessaires». Dans ce sens, il a soutenu que l’Algérie «ne manque ni de ressources ni d’atouts, loin s’en faut, qu’il s’agisse de l’agriculture, du tourisme, du potentiel industriel ou des ressources énergétiques fossiles et renouvelables». Et pour cause, le message présidentiel évoque pour les 18 dernières années, «une sérieuse progression, illustrée par un produit intérieur brut qui a été multiplié par cinq (…) la création de millions d’emplois de diverses natures, divisant ainsi par trois le fardeau du chômage qui atteignait 30% au début de ce siècle (la réalisation) de plus de 3,5 millions » a indiqué le chef de l’Etat.

Alger: Smaïl Daoudi