samedi , 23 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Il a critiqué son système de gouvernance </span>:<br><span style='color:red;'>Nouredine Bouderba estime que la CNAS est en bonne santé financière </span>

Il a critiqué son système de gouvernance :
Nouredine Bouderba estime que la CNAS est en bonne santé financière 

L’ancien administrateur de la CNAS et expert en questions sociales, Nouredine Bouderba a estimé que le système de sécurité sociale n’est plus au bord de la faillite.

Lors de son passage, hier, sur les ondes de la radio nationale, M. Bouderba a considéré que, la situation financière délicate rencontrée par les Caisses de sécurité sociale, est due essentiellement au système de gouvernance. Pour l’intervenant, il reste vrai que les caisses de sécurité sociale connaissent des déficits, il n’en est pas moins vrai, qu’il existe un potentiel énorme sur 20 ou 30 ans, permettant de pérenniser leur fonctionnement. L’expert en questions sociales rappelle ainsi que la population Algérienne est dans son ensemble, très jeune, permettant donc d’assurer la pérennité du système de sécurité sociale 30 années durant. A souligner que les algériens à avoir dépassé les 60 ans d’âge ne représentent que 9% de la population et que, de plus, les dépenses complètes de retraite ne dépassent pas les 6% du PIB. Ainsi, l’hôte de la radio, estime qu’il « n’y a donc pas de nécessité à entreprendre des réformes que l’on veut nous imposer ».
Il dira à ce propos que la solution doit « consister à avoir une vision et une politique rationnelle de récolte des finances et de dépense de l’argent là où il faut ».
Pour M. Bouderba, la situation créée dans le système de sécurité sociale l’a été pour une multitude de raisons. Il mentionne à ce propos les départs massifs, à partir de 2002, de travailleurs à la retraite mais aussi, au passage, les retraits abusifs effectués par l’ancien système qui a, dit-il, pompé sans compter dans les fonds de cette caisse. Il explique, par exemple, que dans les années 80, celui-ci y a puisé indument pour financer les structures de santé, sa politique sociale, pour les besoins de sa politique d’appui à l’emploi et jusque pour régler les pensions des enfants de chouhadas et des anciens gardes communaux.
Poussant plus loin, l’intervenant observe que les pouvoirs publics n’ont rien fait pour mobiliser des ressources financières dormantes au profit de la CNAS, qu’il évalue approximativement à 600 milliards de dinars. Il pointe, d’autre part, les nombreuses dépenses «  effectuées aux dépends de la sécurité sociale, alors « qu’elles auraient dû être à la charge du trésor public ».
Noreddine Oumessaoud