vendredi , 20 septembre 2019

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Nous construisons un pays !

L’économie algérienne est certainement beaucoup plus complexe pour la réduire à un petit «poucet» qui éternue lorsque la planète pétrole s’enrhume. Il est clair que ces derniers temps, les choses ne vont pas très bien au niveau des puits d’extractions de l’or noir. Les bénéfices qu’on en tire ne permettent pas d’être à l’aise au plan financier. S’il faut aujourd’hui classer les priorités de notre pays, ce sera pour insister sur l’urgence de la diversification de l’économie dont on a les moyens à tout point de vue. Sur les 57 ans d’indépendance, les Algériens ont fait ensemble beaucoup de choses. Certaines ont été bonnes d’autres moins bonnes et il y en a même eu de franchement catastrophiques. Mais en 57 années d’indépendance, les Algériens n’ont pas attendu qu’un «Prophète» vienne leur insuffler la vie.
Nous sommes indépendants, fiers d’avoir arraché notre liberté au prix de millions de martyrs et, au passage, récupérer notre lègue historique et culturelle presque intacte. Sur cette base que nous sommes censés construire une économie assez forte pour sauvegarder ces lègues historiques et culturels. Un pays trop faible économiquement ne résiste pas aux coups de boutoir d «’une mondialisation sauvage et impérialiste voire néo coloniale.
Cela, pour dire que si les Algériens commentent longuement leur situation de fragilité économique, ils n’ont certainement pas l’intention d’en faire une fatalité. La correction politique et institutionnelle, auquel on assiste depuis le 22 février dernier est, à ce propos un point de départ pour donner au pays toutes ces chances d’émergence.
C’est pour cela qu’il est impératif de ne pas écouter certains «mauvais perdants», adeptes de l’Algérie de Papa, qui en rajoutent plusieurs couches et s’essayent à l’exercice de comparaison: qui de l’Algérie ou le Maroc est plus proche au cœur de l’Elysée. Ces cercles, toujours intéressés, tentent de nous faire admettre que l’Algérie est restée au point de départ, malgré toutes ces années d’indépendance.
Que ces idiots sachent que l’Algérien ne cherche «l’amour» d’aucune autre Nation et certainement pas celle dont il a combattu le système haineux. Le 22 février n’était pas un nouveau point de départ, mais une nouvelle clé pour asseoir et renforcer les acquis de la Révolution de novembre. Nous ne sommes pas dans une logique de concurrence avec qui que ce soit. Nous ne cherchons pas une place dans le cœur de personne. Nous construisons un pays !

Par Nabil.G