dimanche , 21 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>En dépit du relogement de centaines de milliers de familles </span>:<br><span style='color:red;'>Nul répit pour les services de lutte contre la bidonvilisation</span>
© Ouest Tribune

En dépit du relogement de centaines de milliers de familles :
Nul répit pour les services de lutte contre la bidonvilisation

Alors que des centaines de milliers familles sinistrées ont été relogées et des dizaines de milliers d’autres ont bénéficié de logements dans le cadre de différentes formules (LSP, LPA, AADL, LPP…), on assiste aujourd’hui à une prolifération soutenue des baraques à travers le territoire de la wilaya et même la ville et ses périphéries immédiates ne semblent pas échapper au rouleau compresseur de la bidonvilisation.

Le constat est sans appel: le problème de l’habitat précaire demeure entier à Oran en dépit des budgets dégagés, des efforts consentis par les autorités locales et des opérations successives de recasement. Squat du domaine forestier et des parties communes dans les immeubles, occupation illégale des immeubles évacués dans les anciens quartiers, constructions de baraques sur des terres agricoles…les services chargés de lutter contre la bidonvilisation ne connaissent plus de répit.
Le comble est, plus on démolit et plus d’autres arrivent. Oran et ses périphéries semblent attirés de plus en plus de squatters ce qui est une menace sérieuse pour le domaine forestier et agricole.
On assiste d’ailleurs, à une accélération des attaques contre le domaine forestier. Des arbres sont arrachés quotidiennement dans les forêts à travers le territoire de la wilaya et essentiellement à Oran ouest pour construire des baraques. Les constructions illicites poussent comme des champignons dans les zones de Coca, Douar Tiartia et dans les parages de Haï Ben Arba (ex-Rocher). Des milliers d’habitations de fortune ont été recensées par les services concernés dans cette zone de la ville.
Les opérations de démolition ne semblent pas dissuader les squatters bien au contraire, des centaines de baraques sont construites sur des terres grignotées du domaine forestier. Des personnes de tous bords venant de wilayas limitrophes, s’implantent quasi-quotidiennement au niveau de la localité d’El-Hassi avec la complicité de la mafia des bidonvilles. Le prix moyen d’une parcelle est estimé entre 30 et 60 millions de centimes. Certaines de ces familles qui vivent dans des conditions de précarité et d’insalubrité, ont déjà vu leurs baraques démolies, mais elles sont revenues malgré cela, faisant fi de la loi. Le relogement de milliers de familles ces deux dernières années, attise désormais toutes les convoitises.
H.Maalem