lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>La Direction de l’Action Sociale  </span>:<br><span style='color:red;'>Opération nocturne de ramassage des SDF</span>
© OT / Adda

La Direction de l’Action Sociale :
Opération nocturne de ramassage des SDF

A l’approche de la saison hivernale, la Direction de l’Action Sociale (DAS) de la wilaya d’Oran a effectué dans la nuit de lundi à Mardi une opération nocturne de ramassage des sans-abris.Une dizaine de personnes sans domicile fixe (SDF), femmes et hommes ont été transférés durant la nuit.

Chacun son cas, trois cas ont été transmis au centre d’accueil d’Eckmûl, six autres ont été évacués à Diar Errahma de Messerghine, deux malades mentaux ont été transportés à l’hôpital psychiatrique de Sidi Chahmi, tandis que d’autres ont refusé de suivre ces services. L’opération menée par la direction de l’action sociale de la wilaya d’Oran (DAS) effectue cette opération en collaboration avec la sûreté de la wilaya, la protection civile et le SAMU. Il faut signaler l’absence de l’Apc d’Oran. 
Le premier point de ramassage était Mdina Jdida, ensuite secteur de Sidi El Bachir «ex-Plateau st michel», centre-ville, Haï oussama ex- Boulanger, boulevard Albert 1er, pour finir au bd Chakib Arselane. Il est important de signaler que le nombre des sans abris ne cesse d’augmenter. Malgré les opérations de ramassage, le nombre de ces sans abris connait de plus en plus une hausse au niveau de la capitale de l’ouest. Malgré cela, les éléments de la direction de l’action sociale accompagnés de éléments du Sami sociale sont à pied d’œuvre pour regrouper les sans abris en leur assurant un toit et un repas chaud. Des sans abris livrés à eux mêmes en raison de problèmes familiaux. Ils viennent de partout du pays pour occuper les trottoirs et chaussées de la ville d’Oran dans l’espoir d’oublier leur dure vie et trouver une vie meilleure.
Durant cette sortie nocturne, on a pu convaincre quelques uns de nous suivre et monter à bord des ambulances du SAMU, Mais d’autres ont refusé de nous accompagner, dira l’un de ces éléments. «Hafida, elle, est devenue agressive rien qu’à la vue du cortège des voitures garées à côté de la garnison à Mdina djedida. «Hafida»a menacé de se mutiler si quelqu’un s’approchait d’elle. On s’est approché d’elle pour savoir la raison de sa colère :» je refuse catégoriquement de me rendre à diar errahma de Messerghine. Ça me rappelle des mauvais souvenirs « nous déclare t –elle, en versant des larmes. Pour poursuivre : «C’est là bas ou j’ai été violée par un agent du centre, il y a cinq ans. J’ai eu un bébé mais j’étais obligée de l’abandonner…» Tandis que «Linda», qui est originaire de Tipaza, une toxicomane, a quitté son foyer après que son époux l’a trompé avec une autre femme  et l’a jetée dans la rue. Linda a aussi refusé de suivre les éléments de la DAS. Selon les responsables de cette dernière : « les sans abris refusent souvent de nous suivre, parce qu’ils refusent la discipline et le règlement intérieur imposé aux centres d’accueil. Ils préfèrent la rue et la liberté», a conclu le représentant de la DAS.  Au lendemain de cette opération de ramassage, une Commission multi sectorielle se rendra au centre pour étudier cas par cas de ces SDF ramassés la veille, a ajouté notre interlocuteur.
Un élément du SAMU nous a interrompu pour dire :» n’oubliez pas que nous, ainsi que les éléments qui supervisent ces opérations de ramassage, sont confrontés à des risques et dangers de santé, a cause du manque d’hygiène ainsi que les risques de contagion, car on rencontre le vagabond, le toxicomane et l’alcoolique «, c’est pour cela il faut une bonne volonté, ainsi que des grands moyens pour une bonne prise en charge des sans abris. Les associations et comités de quartiers et même les citoyens peuvent jouer un rôle important pour une meilleure prise en charge de ces SDF. Cette opération nocturne se répète  plusieurs fois par la direction de l’action sociale en collaboration avec la protection civile et les services de l’ordre public.
Hiba.B