dimanche , 26 janvier 2020

Où va la ville d’Oran… ?

Où va la ville d’Oran… ?
Ils sont encore nombreux ceux qui s’acharnent à entretenir la poussière et épaissir le brouillard pour cacher les stériles agitations érigées en sublime modèle d’animation de gestion de la vie culturelle et artistique à Oran. Malgré les sincères motivations et les courageuses initiatives de quelques responsables et élus locaux, véritablement engagés sur le front du développement et du renouveau de la Cité, Oran souvent livrée à de médiocres improvisations, ne cesse encore de connaitre des fléaux urbains, des retards et des carences dans bon nombre de domaines et de secteurs d’activités. Nul n’ignore que la plupart des grands projets urbains réalisés à Oran ont souffert d’un manque de maturation et de rigueur dans la maîtrise des délais d’achèvement des chantiers. Du simple établissement scolaire, jusqu’à l’édifice de la grande mosquée livrée après plus de vingt ans d’attente, en passant par d’autres grands projets, les erreurs de conception et les retards se sont installés comme une fatalité bien dure à supporter. Et cela sans parler des mille et une opérations d’aménagement et d’embellissement urbaines inscrites depuis ces dernières années au plan d’action des pouvoirs publics. Il est néanmoins vrai que depuis ces six dernières années, un léger regain de vitalité a été constaté dans la prise en charge de ces missions élémentaires d’entretien et d’amélioration du cadre urbain. Avec l’annonce des prochains jeux méditerranéens, les responsables et élus locaux multiplient les efforts visant à redorer le blason de la ville en lui donnant une image digne du statut d’une grande métropole. Une ambition partagée, mais bien difficile à assumer face au déficit en engagements collectifs et en responsabilité citoyenne devant soutenir et accompagner les efforts d’amélioration du cadre de vie communautaire, menés inlassablement par les autorités locales et les gestionnaires municipaux. Malheureusement, on constate souvent ici et là, les effets néfastes d’un laxisme édifiant et du manque de compétences qui pénalisent la mise en œuvre de toute une stratégie ou politique urbaine digne des ambitions et des rêves de progrès et de modernité. «Oran, affirme bon nombre d’anciens sages oranais, «sait d’ou elle vient, mais ignore où elle va…»

Par S.Benali