mardi , 23 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>À la découverte du géant chinois des télécommunications</span>:<br><span style='color:red;'>Ouest Tribune visite les installations de Huawei à Pékin et à Shenzen</span>
© Ouest Tribune

À la découverte du géant chinois des télécommunications:
Ouest Tribune visite les installations de Huawei à Pékin et à Shenzen

En collaboration avec Algérie Telecom, le leader mondial des technologies de l’information et de la communication (TIC), Huawei a organisé au niveau de ses sièges et usines en Chine, une visite de travail au profit d’une quinzaine de journalistes algériens dont le groupe de presse Ouest Tribune. Les hôtes de l’Empire du milieu ont découvert, du 22 au 30 du mois écoulé, les gigantesques installations du géant chinois, érigées au niveau de la zone économique de Shenzhen et de Pékin.

De Notre envoyé spécial à Pékin et à Shenzhen (Chine) : Noreddine Izouaouen

La délégation des journalistes algériens, représentant tous médias confondus (Presse écrite, média électronique, TV privée), a été reçue dans les différentes installations du géant chinois des TIC (usines, administrations, laboratoires, instituts et universités et même dans des locaux appartenant à l’Etat chinois, à l’image du centre de contrôle du métro de Shenzhen et aussi le centre de lutte contre la cybercriminalité. Chapeautée par le directeur de la communication et des relations publiques de Huawei Algérie, Alexandre Tian, Radia Zellag responsable des relations presse chez Algérie Telecom et Soufiane Lafgoum, de la cellule de communication d’Algérie Telecom, la délégation algérienne a eu droit à des présentations sur le développement de Huawei à l’échelle mondiale.
Le géant privé chinois est un fournisseur global de solutions dans le domaine des Technologies de l’Information et des Communications (TIC). Grâce à son investissement auprès de ses clients en matière d’innovation et à des partenariats forts, Huawei propose des solutions efficaces de bout en bout dans les réseaux télécoms, les terminaux et le Cloud Computing. En fournissant des solutions et des services compétitifs, Huawei affirme son engagement dans la création maximale de valeur pour les opérateurs télécom, les entreprises et les consommateurs. Ses produits et solutions sont déployés dans plus de 160 pays, au service de plus d’un tiers de la population mondiale. Huawei conçoit des équipements de télécommunications de type réseaux mobiles pour les opérateurs de télécommunications, et commutateurs pour les entreprises. Huawei accompagne également les opérateurs dans la migration de leurs infrastructures réseaux vers des technologies plus récentes 4G (LTE), 5G. Ainsi, il a été question de rappeler dès le début, qu’en 2017, le chiffre d’affaires de Huawei a atteint 92 milliards de dollars américains, se classant ainsi au 72 ème rang des TOP 500 mondiaux. Le chiffre d’affaires de Huawei en 2018 dépassera les 100 milliards de dollars, prévoit M. Tian qui souligne que Huawei a enregistré des taux de croissance très importants. La preuve de son développement et croissance constante, Huawei a dépassé Apple pour la première fois pour prendre la seconde place par rapport au marché mondial des Smartphones, dominant le marché chinois avec 24% en 2018. La délégation algérienne a eu droit à des explications sur le développement colossal de l’opérateur Huawei, depuis sa création en 1987 par Ren Zhengfei. D’ailleurs, les activités de l’entreprise ont augmenté de plus de 45%, au cours des trois dernières années et la contribution de ses partenaires est de 76%. Huawei compte plus de 12 000 partenaires mondiaux et plus de 400 partenaires de solutions.
En visite dans les locaux de CAICT, son directeur adjoint a présenté des chiffres sur la téléphonie mobile et fixe en Chine. Il dira ainsi, que la Chine compte 3 opérateurs de téléphonie, à savoir, China Mobile, China Télécom et China Unicom. Des opérateurs qui ont réalisé un chiffre d’affaires de 300 milliards de dollars en 2017 et sont classés parmi les 500 meilleurs opérateurs dans le monde. Pour lui, le marché de la téléphonie en Chine est en plein effervescence. Il compte quelque 1 milliard et 400 millions d’abonnés de téléphonie mobile et 350 millions d’utilisateurs de téléphonie fixe pour un revenu de 300 milliards de dollars en 2017, avec un taux de croissance de 3.5%.
Pour le sujet de la 5G, le conférencier a indiqué que la Chine a déjà réussi le test de la 5G, effectué récemment à Pékin. « De ce fait, nous comptons lancer cette technologie d’ici fin 2019 », a déclaré Mu Chunbo, directeur adjoint de la CAICT, lors d’un point de presse organisé au profit des journalistes algériens à Pékin, prévoyant ainsi que le déploiement de la 5G devra créer 3 millions de nouveaux postes d’emploi durant les 5 prochaines années, pour atteindre un total de 5 millions d’emplois.
Les journalistes algériens ont eu l’occasion, en outre, de se rendre dans l’école de polytechnique de Shenzhen, où il a été question de se rendre dans les différentes classes et laboratoires. Les étudiants qui ont eu des dizaines de prix de l’innovation, poursuivent un système de formation basé notamment sur la pratique. Les étudiants désirant poursuivre leur études dans cette école doivent d’abord se classer parmi les premiers de liste des bacheliers, ensuite payer les frais de scolarité. Mais l’Etat chinois, Huawei et autres firmes s’engagent à accompagner les étudiants pendant leur cursus.

Shenzhen, un modèle d’une smart-ville

Alors qu’elle n’était qu’un village de pêcheurs, il y a moins de 30 ans, avec près 20 habitants, la ville de Shenzhen est devenue aujourd’hui l’«usine du monde» en matière des technologies des télécommunications et de l’industrie du numérique. Selon les explications des différents responsables rencontrés lors de cette visite très fructueuse, la ville de Shenzhen enregistre, ces dernières années, l’installation d’un grand nombre d’entreprises spécialisées dans les technologies de l’information et la communication, tel Huawei Technologies. Le géant Huawei participe davantage dans la digitalisation de la ville à travers ses innovations quotidiennes dans le domaine des TIC, visant ainsi la facilitation de la vie du citoyen.
Selon les explications des différents responsables rencontrés lors de ce déplacement, Shenzhen dispose aujourd’hui d’un réseau fixe en fibre optique et d’un autre mobile reliant entre eux l’ensemble des foyers, institutions et entreprises publiques et privées. Ce réseau permet la gestion numérique de l’environnement, par exemple, l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air, la gestion de la distribution de l’eau et d’électricité, ainsi que du transport en commun. La gestion intelligente des secteurs de la santé ou smart-santé, des collectivités locales, de l’éducation et de la sécurité routière, entre autres, s’effectue à Shenzhen à partir de plateformes étatiques ou privées reliées à d’immenses Data-center dotés de capacités de stockages presque infinies.
Considérée comme un exemple phare d’une ville intelligente ou smart-city, la ville digitalisée de Shenzhen, où la grande majorité des habitants possède un Smartphone, est dotée de milliers de points Wi-Fi installés au niveau des artères de cette mégapole, ce qui permet aux citoyens d’accéder partout à l’internet. D’ailleurs, des applications chinoises comme le smart-parking (gestion intelligente des parkings), le covoiturage numérique, la gestion informatisée des transports publics, de l’énergie renouvelable, du traitement des déchets, ainsi que des applications permettant l’accès à l’administration en ligne sont proposées aux citoyens. De plus, il n’est plus besoin d’avoir une carte de crédit physique ou de l’argent liquide dans ses poches. Des applications grand public ont été également créées, pour gérer le quotidien, tel que WeChat qui permet, depuis un Smartphone, de faire des achats en ligne, réserver un billet d’avion, commander une pizza, payer une course de taxi, un ticket de métro, de stade ou de musée, sans se déplacer. WeChat offre également la possibilité de transférer l’argent d’un compte à un autre, tout cela grâce à une carte de crédit virtuelle. Elle permet aussi de tchater et d’envoyer des mini messages vocaux que l’on utilise comme un talkie-walkie. En l’espace de quelques années, WeChat a été adoptée par des centaines de millions de personnes en Chine, a expliqué un responsable d’une des entreprises ayant contribué au développement de ces solutions, au déploiement d’équipements et à la mise en place d’un vaste réseau en fibre optique de la ville de Shenzhen. Lancée en Chine en janvier 2011, WeChat est devenue une des applications pour mobile les plus puissantes au monde. Elle revendique aujourd’hui quasiment un milliard d’utilisateurs, pour la plupart sont chinois.

Le Campus de Huawei, une ville de technologie

La délégation des journalistes algériens s’est déplacée durant ces quelques jours de travail dans plusieurs sites appartenant à Huawei et à l’Etat chinois considérés très secrets. Huawei Campus, qui regroupe les centres de développement et de production des solutions industrielles, l’Université Huawei pour la formation et les études, les data centres et surtout le Huawei Exécutive Briefing Center, où sont données les principales présentations pour les partenaires et les médias étrangers, de même que l’usine de fabrication des Smartphones et tablettes qui produit mensuellement plus de 1,3 million d’unités tous modèles confondus. Dans ses explications, à propos du Data center de Huawei, M. Tian dira que ce site sert au stockage des données des différentes entreprises basées aux quatre coins du monde. Selon lui, le chiffre d’affaires réalisé par ce site durant l’année passée est estimé à 100 millions de dollars, espérant doubler ce chiffre durant l’année en cours.
Rien qu’en 2017, le géant chinois a investi 11,7 milliards d’euros (près de 15% de son chiffre d’affaires) dans l’innovation, selon ses chiffres, ce qui le place de facto au rang de sixième plus gros acteur en la matière, d’après une récente étude du Centre commun de recherche de la Commission européenne, soit juste derrière des poids lourds comme Volkswagen, Google, Microsoft, Samsung et Intel. A l’avenir, Huawei continuera à allouer la même proportion de ses revenus à cette fin, avec en ligne de mire l’avènement de la 5G, que ce soit côté opérateurs, qui cherchent toujours la meilleure manière de déployer l’internet mobile ultra-rapide, ou côté consommateur, avec l’arrivée potentielle d’un smartphone compatible d’ici 2019.
Une visite a été également effectuée au centre étatique d’information où une plateforme web interconnecte l’ensemble des institutions publiques. Ainsi, il a été question d’exposer les outils de travail permettant le contrôle des transactions et la lutte contre la cybercriminalité. Le Centre de contrôle de Huawei est aussi considéré comme l’un des plus actifs au monde. Il veille notamment à neutraliser toutes tentatives de piratage. Il s’appuie sur plusieurs de ses Datas installés à travers les 4 coins du monde pour localiser, suivre ensuite détruire et neutraliser les virus visant l’entreprise et ses programmes.

Huawei s’engage à accompagner l’Algérie dans le domaine des TIC

Présente en Algérie depuis une dizaine d’années, Huawei, spécialiste des solutions dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), est en partenariat avec plusieurs institutions et entreprises publiques notamment pour le déploiement de réseaux d’infrastructure. Lors de son exposé sur la présence de Huawei en Algérie, M. Tian a rappelé que son groupe vise le développement et l’accompagnement de l’Algérie en matière des TIC. Il a rappelé ainsi la tenue, le 20 décembre dernier à Alger, de la 1ère conférence de Huawei partenaire et écosystème d’Algérie, organisée conjointement par Huawei et MC3, où près de 130 partenaires de toute l’Algérie se sont réunis pour discuter de la stratégie locale de développement de l’écosystème des TIC et partager leur expérience de la construction de canaux. Pour notre interlocuteur, derrière cette forte croissance se cache la stratégie « plateforme + écologique », c’est-à-dire, «la recherche et le développement technologiques sont la garantie de la plateforme et les partenaires sont la priorité numéro un ». Cette conférence, souligne M. Tian, est la première manifestation de partenariat écologique entre Huawei et des partenaires locaux en Algérie, lors de laquelle les réalisations en matière de construction écologique en 2018 ont été annoncées et une nouvelle stratégie pour les partenaires écologiques en 2019 a été publiée. C’est la première fois que le fournisseur de solutions TIC TOP 1 de Huawei définit sa stratégie d’éco-environnement sur ce marché stratégique en Algérie.
Ainsi, Huawei Algérie a démontré son développement à long terme, ses investissements actifs et sa coopération gagnant-gagnant en Algérie. Cela apportera des changements positifs à l’environnement écologique du secteur des TIC en Algérie et favorisera efficacement le développement de l’industrie des TIC en Algérie. Le responsable de communication de Huawei Algérie a rappelé également la série de nouveaux programmes conçus pour aider les chaînes locales à développer leurs activités et à renforcer leurs capacités afin d’aider leurs partenaires à offrir davantage de produits et services à valeur ajoutée aux utilisateurs. L’événement a également montré que Huawei avait achevé avec succès la phase initiale de construction de l’écosystème en Algérie et était entrée dans une période de croissance globale, estime notre interlocuteur.
Toujours concernant le sujet de Huawei en Algérie, M. Tian dira encore qu’à l’heure actuelle, Huawei se concentre sur cinq secteurs principaux : gouvernement, finance, pétrole et gaz, électricité et éducation. Les partenaires communs offrent des solutions complètes pour aider les clients à accélérer la transformation numérique et à générer des avantages économiques. Sur le volet formation, notre interlocuteur dira que Huawei s’est lancé dans la formation de jeunes algériens et ce, à travers la signature de plusieurs accords avec des universités et écoles supérieures en Algérie. Il est question d’ailleurs de créer d’ici 2020 pas moins de 30 académies TIC en Algérie qui auront pour mission de prendre en charge 1500 étudiants issus d’universités algériennes, chaque année. Il est également prévu que l’entreprise chinoise proposera des opportunités de formation et partagera des informations sur des talents avec des partenaires algériens pour les aider à améliorer leur employabilité. À rappeler que Huawei Algérie avait déjà formé et certifié 20 professeurs, avant d’entamer la deuxième phase durant laquelle 100 professeurs seront formés et certifiés, en plus des centaines d’étudiants qui bénéficieront des connaissances des professeurs. Ainsi, Huawei Algérie utilisera les examens de certifications et les compétitions TIC pour sélectionner des talents algériens qui bénéficieront des stages offerts par le géant mondial des nouvelles technologies au sein même des établissements de formations en Chine. L’Algérie a besoin de plus de 150.000 talents dans le secteur des TIC à l’horizon 2025.

Une ligne de montage de smartphones Huawei en Algérie en 2019

Après une longue attente, Huawei compte lancer la fabrication de ses smartphones en Algérie durant l’année 2019. Pour M. Tian, Huawei est en train de négocier avec son partenaire la possibilité de construire une grande usine de montage de Smartphones en Algérie au cours de l’année 2019. Dans un premier temps, dira le conférencier, Huawei commencera par le montage des gammes moyennes pour passer dans une deuxième étape au montage des Smartphones de haute gamme. Le choix du partenaire économique et la date de lancement effectif du projet seront annoncés au moment opportun, souligne M. Tian.
Par ailleurs, le conférencier a rappelé également le test de la 4.5 G effectué avec son partenaire Mobilis à Oran le mois de novembre dernier. Lors de ce sommet consacré au sujet de «Smart City», les deux parties à savoir Huawei et Mobilis ont démontré que la vitesse de téléchargement de test du réseau mobile 4.5 G, construit conjointement, atteignait 1 Gbps. Ainsi, il permettra de répondre à l’importante infrastructure de l’intelligent Oran, construit à l’occasion des Jeux méditerranéens d’Oran, prévus en 2021. En tant que nouveau réseau de neurones dans la ville, il jouera un rôle primordial dans la sécurité urbaine, la gestion quotidienne et l’amélioration du niveau de vie des habitants.
Interrogé sur le prix des terminaux Huawei compatibles à la 5G en Algérie, Alexandre Tian dira qu’il devra dépasser les 240 000 dinars. Une technologie qui tardera encore à avoir le jour en Algérie, et ce, faute des infrastructures nécessaires. A noter que Huawei emploie actuellement en Algérie environ 500 personnes dont 83% sont des Algériens. L’entreprise qui active dans les télécommunications et la téléphonie, réalise plusieurs projets travers les 4 coins du pays. Elle active non seulement dans la réalisation des projets, mais également dans la formation des ingénieurs.
Par ailleurs, dans la coopération entre Huawei et Algérie Télécom, M. Tian dira que les partenaires lanceront prochainement la deuxième phase du FTTX (Fiber to the X) : l’acheminement de la Fibre vers un point x donné. Huawei collabore avec Algérie Télécom depuis la mise en place du réseau jusqu’à la commercialisation. Pour la première phase du FTTX, pas moins de 200 000 lignes ont été créées à travers le territoire national. Le même responsable qui a reconnu la difficulté de ce projet, a estimé que le FTTX est un grand challenge. Ainsi, Huawei veille à offrir à son partenaire Algérie Télécom les dernières solutions. D’ailleurs, Huawei a mis en place tous les moyens humains et matériels pour atteindre les objectifs d’Algérie Télécom.

De très fortes relations diplomatiques

Pour les responsables de Huawei, l’Algérie et la Chine célèbreront le 60e anniversaire de l’établissement des relations entre les deux pays. En 60 années d’existence, les relations bilatérales ont connu une grande évolution, à telle enseigne que les deux pays sont devenus de véritables partenaires, aussi bien au plan bilatéral, que sur la scène internationale. La République populaire de Chine a été l’un des premiers soutiens politiques de l’Algérie combattante, alors que le peuple algérien luttait pour le recouvrement de son indépendance en menant la lutte de libération. Les autorités officielles à Pékin et le Gouvernement provisoire de la République algérienne décidaient, le 20 décembre 1958, d’établir des relations diplomatiques».

Un temps pour le tourisme et la découverte…

La délégation des journalistes algériens, accompagnée de trois guides, à savoir Cristophe, Emily, FanFan et Zhoe, a eu le privilège de se rendre dans les lieux les plus touristiques du pays de Mao Zedong, en commençant par la Muraille de Chine, la Cité interdite située à Pékin et le village des merveilles du monde, sis, quant à lui, à Shenzhen.
Le premier jour du séjour, la délégation des journalistes ont eu la chance de se rendre à la grande Muraille de Chine. Près de deux km de route entre l’hôtel China World et la grande Muraille, le plus célèbre et le plus grand monument construit par le peuple chinois. C’est d’ailleurs le plus grand monument jamais construit par l’Homme, que ce soit en longueur, en surface et en masse et qui s’étend sur 9000 kilomètres. Aujourd’hui, il n’en reste que 2000 kilomètres selon les explications de nos guides.
L’autre lieu le plus touristique à Pékin, c’est la Cité interdite, splendide et surpeuplée par les touristes. Une enceinte d’un kilomètre du nord au sud ceinture dix-huit palais, lesquels abritent 9999 pièces. Après avoir franchi deux vastes cours, une grande porte ouvre sur l’impressionnante place Tian An Men. Des cerfs-volants de toutes formes et couleurs zigzaguent sur cet espace immense, où une foule s’éparpille entre les monuments staliniens érigés sur trois de ses points cardinaux. C’est derrière l’un d’eux, le Palais de l’Assemblée du Peuple, que s’est construit l’Opéra de Pékin en forme de bulle signé Paul Audreu. La traversée de cette cité prendra au minimum deux heures pour contempler un ensemble architectural remarquable représentant un important témoignage de l’histoire de la dynastie Qing et des traditions culturelles des Mandchous et des autres tribus du nord de la Chine.