mercredi , 25 avril 2018

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PALESTINE La rage des faibles, qui vous flinguent dans le dos

Lorsque vous êtes soutenus par les forces américano- sionistes, vous pouvez assassiner les Palestiniens à la volée, même les enfants et les bébés si ça se trouve. Le monde entier découvre le courage et l’héroïsme de l’armée israélienne qui s’amuse à descendre les Palestiniens comme s’il s’agissait d’une fête foraine. Vous savez, cette attraction qui consiste à viser des lapins en peluche pour l’emporter et l’offrir à sa dulcinée, c’est bien ce jeu morbide en format réel qu’Israël offre à la face d’un monde qui feigne d’être gêné. Le parc d’attraction se trouve sur la bande de Gaza et les lapins ou les pigeons à viser, sont les Palestiniens à abattre héroïquement dans le dos, avec pour chaque mort enregistré, le cadeau de rigueur. Cette tuerie que les sponsors de Tel-Aviv prennent soin de ne pas dénoncer, vire à une compétition: «les soldats israéliens font ce qui est nécessaire», applaudit le ministre de la Défense en personne. Tous méritent une médaille, se réjouit-il. L’armée israélienne célèbre donc les Palestiniens aux mains nues froidement canardés. Exactement comme à la fête foraine.
La situation dans cette région empire et c’est Donald Trump qui y veille. On passera sur ses entretiens et ses poignées de mains qui puaient l’hypocrisie avec le principe héritier de l’Arabie Saoudite, et dont on sait qu’elles ne serviront que les intérêts immédiats de Washington, principalement la future «annexion» culotée et dangereuse d’El Qods El Haram. On ne s’attend guère à une initiative des gardiens des Lieux Saints de l’Islam en direction des Palestiniens, que la rage des faibles flinguent dans le dos et dans l’apathie de toutes les sensibilités politiques de la planète. La couverture malhabile des USA, la passivité de l’Europe qui se cloître dans son silence de gêne, l’impuissance militaire et diplomatique avouée du monde arabe sur cette question palestinienne endémique, assure toute la latitude à Israël de perpétuer son génocide. A petit feu, par campagne cyclique, à travers l’étalement continu des colonies, brisant effroyablement du palestinien dans le temps et dans l’espace. Il faut dérouler l’histoire de l’éternel conflit israélo- palestinien pour se faire à l’évidence que ce traumatisme universel induit par l’Angleterre en 1948, ne trouvera de thérapie durable. Forcément, puisque toutes les initiatives diplomatiques internationales qui ont tenté de contenir la nébuleuse israélo-palestinienne, ne s’échafaudaient que dans le seul but de préserver et étoffer les intérêts du sionisme mondial.
Dès 1978, les accords de Camp David ont capoté parce que les Américains et leur puissant lobby les percevaient comme une menace aux intérêts US. En 1991, à Madrid, l’URSS se joignait à cette rencontre sur la Palestine que pour conférer à cette plateforme un semblant d’équité dans ces négociations, lesquelles n’ont abouti qu’à renforcer le superbe de Tel- Aviv. Arrive l’étape tant médiatisée d’Oslo, en 1993. Les dirigeants sionistes et les intellectuels du monde entier, commençaient à ignorer le dilemme arabe. Et c’était déjà- parce qu’ils savaient qu’il n’y aurait pas de solution viable à ce problème. Pourquoi ? A cause de la nature même du sionisme. Et parce qu’aussi, selon les experts, «la perpétuation de la cause palestinienne depuis 1948, a exacerbé la fragmentation du monde arabe. A Oslo, l’objet de la conférence se résumait à parvenir à un seul but: celui de la coexistence des enclaves palestinienne et israélienne. D’ailleurs, la poignée de mains maladroite entre Rabbin et Yasser Arafat, sous le sourire de Bill Clinton, participait d’un scénario pour préparer Israéliens et Palestiniens à la cohabitation. Une projection que l’ensemble des analystes savaient irréalisable, puisque les accords d’Oslo auraient dû déboucher sur la création d’un Etat palestinien son indépendance et sa prospérité. Cette conférence sur laquelle Bill Clinton comptait capitaliser son aura de maître du monde, n’aura au contraire engendré pour les Palestiniens que vexations, privations, harcèlements et insécurité, sous la gangrène de la colonisation. Celle-ci explosait durant les décennies 90 et 2000, pour bondir de 120.000 colons en 1993 à plus de 500.000 en 2017. Et on ne mentionnera même pas la séquence de Camp David 2 en 2000, transformée en tribune pour la gloire des Américains et du sionisme protecteurs indélébiles de Tel-Aviv. Afin que l’impunité totale soit assurée à Israël, quoi qu’elle fasse.
Aujourd’hui encore, en Palestine l’extermination d’un peuple qui souffre sur ses propres terres originelles, n’a plus de sens. Quand on justifie la mort des enfants et des adolescents pour des motifs de sécurité, c’est que tout est permis pour Israël. Tant que ses parrains américains maintiennent cette vieille stratégie du choc des civilisations et des guerres permanentes. Et c’est établi pour la durée. Rappelez-vous: Donald Trump n’a jamais mentionné l’expression d’«Etat palestinien».
Par Fayçal Haffaf