lundi , 17 décembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Rencontre entre le ministère de l’Education nationale et le CNAPESTE </span>:<br><span style='color:red;'>Pas de signature du PV final</span>
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Rencontre entre le ministère de l’Education nationale et le CNAPESTE :
Pas de signature du PV final

Finalement, la réunion ayant eu lieu dimanche soir entre le ministère de l’Education Nationale et le CNAPESTE, a terminé en queue de poisson où aucun accord n’a été trouvé quant aux points restés en suspens entre les deux parties.

En effet, l’entrevue entre la tutelle et le syndicat a été achevée sans que le procès-verbal final n’ait été signé par les deux parties.
Les protagonistes n’ont pas également trouvé d’accord à propos de quelques points restés en suspens.
Selon le coordinateur national du Cnapeste Salim Oualha, la deuxième réunion avec le ministère n’a pas abouti à la signature du PV final, en raison du refus du syndicat qui a relevé une rétractation de la tutelle concernant certains points convenus lors du premier PV de la réunion tenue le 4 mars, relatifs notamment aux modalités de promotion aux grades nouvellement créés (enseignant principal et enseignant formateur), une mission assignée à une commission, dont les travaux prendront fin le 31 mars.
La commission installée le 7 mars dernier, œuvre à fixer les quotas des promotions aux postes nouvellement créés dans les différents cycles de l’Education (primaire-moyen-secondaire), a-t-il poursuivi. Dans le même sillage, M. Oualha a ajouté que le point de divergence concerne la date fixée pour la fin des travaux de ladite commission: le ministère insiste sur la prolongation de la durée des travaux jusqu’au 31 décembre prochain, tandis que le syndicat estime que «la prolongation du délai ne sert pas l’intérêt des enseignants concernés par la promotion». Pour M. Oualha, le ministère est tenu de fixer le nombre de postes de promotion aux grades nouvellement créés dans les plus brefs délais et d’organiser le concours en 2018, conformément à ce qui a été préalablement convenu.
Concernant la ponction sur les salaires des enseignants grévistes, le même responsable a souligné que le syndicat avait demandé «l’échelonnement des ponctions sur salaires sur plusieurs mois, à raison de 3 à 4 jours/mois, pour moins de contraintes sur les enseignants», ajoutant que le CNAPESTE «a été surpris hier, par la décision de prélever un mois de salaire (mars) pour les enseignants grévistes, sur instruction adressée aux directeurs de l’Education portant rattrapage des cours perdus, amenant le syndicat à quitter la réunion sans débattre des autres points».
Pour rappel, Mme Benghabrit et le CNAPESTE avaient convenu lors de la réunion du 4 mars, de maintenir la séance ouverte jusqu’à la signature du PV final et l’«examen des préoccupations socioprofessionnelles et le contenu des PV introduits dans le préavis de grève». Les revendications du CNAPESTE portent, notamment sur la prise en charge de certains cas relatifs aux postes en voie de disparition (enseignants d’écoles primaires, enseignants de l’enseignement technique secondaire et laborantins), en leur assurant une formation jusqu’à la prise en charge totale de ces cas. Le CNAPESTE revendique également l’installation officielle des structures de la médecine de travail, d’une formule de logement adaptée aux enseignants, de la comptabilisation des années d’étude effectuées au niveau des Ecoles normales supérieures (ENS) au sein de la carrière professionnelle et de la retraite, de l’inventaire des biens des œuvres sociales et du droit aux primes d’excellence et de zone, calculées sur la base de l’actuelle grille des salaires.
Alger: Samir Hamiche