mardi , 23 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Belmadi </span>:<br><span style='color:red;'>«Pas d’outsider, pas de favori»</span>

Belmadi :
«Pas d’outsider, pas de favori»

L’entraîneur de la sélection algérienne de  football, Djamel Belmadi, a indiqué samedi que les «Verts» ne se  présentaient ni en outsider ni en favori, dimanche face au Nigeria au stade  international du Caire (20h00 algériennes), en demi-finales de la Coupe  d’Afrique des nations CAN-2019.

«Nous sommes en demi-finales, il n’y a ni outsider, ni favori. L’équipe la  plus forte l’emportera», a déclaré le coach national en conférence de  presse tenue au stade international du Caire. L’Algérie s’est qualifiée jeudi pour les demi-finales de cette 32e  édition, en dominant au bout d’un match intense la Côte d’Ivoire à Suez  (1-1, aux t.a.b: 4-3). De leur côté, les Nigérians ont validé leur billet  un jour plus tôt, en éliminant l’Afrique du Sud (2-1). «La préparation s’est basée sur l’aspect de la récupération. Tout le monde  a envie de jouer une demi-finale de CAN. La récupération mentale et  physique se fait plus vite quand on joue une demi-finale. Nous avons eu  l’occasion de ménager les joueurs titulaires face à la Tanzanie en phase de  poules, je pense que ça a été judicieux de notre part en vue de cette  demi-finale», a-t-il ajouté. Concernant son Onze de départ, Belmadi, fidèle à ses principes, n’a rien  voulu laisser filtrer, se contentant de regretter le forfait du latéral  droit Youcef Atal, victime d’une fracture de la clavicule. «Il y aura l’absence d’Atal, mais je ne veux par parler de chamboulement  d’effectif, car vous me poussez à parler tactique, chose que je refuse». Désormais à un match de la deuxième finale depuis l’édition 1990, disputée  et remportée à domicile, Belmadi a souligné l’importance de rééditer un tel  exploit, 29 ans plus tard. «La seule CAN que nous avons gagnée c’était il y a 29 ans à domicile.  Gagner à l’extérieur est plus difficile. Les Belloumi, Assad et autres ont  fait l’histoire de l’Algérie mais ceux qui l’ont gagnée sont d’autres  joueurs comme Madjer. Nous voulons marquer un tournant dans l’histoire du  football algérien, ce n’est pas facile, mais nous sommes ambitieux. Nous  avons à coeur de faire aussi bien que l’ancienne génération». Interrogé sur son retour au stade international du Caire, 18 ans après  avoir disputé un match sous le maillot national face à l’Egypte (défaite  5-2), en qualifications du Mondial 2002, Belmadi estime que le «contexte  est différent». «Ma carrière de joueur est une chose et celle d’entraîneur en est une  autre. Je me sers en effet de ma carrière de joueur pour aider les joueurs  mais c’est différent. En effet, je reviens au Cairo Stadium mais le  contexte est différent. Le passé est passé, nous allons jouer contre une  équipe différente. Nous allons faire en sorte de produire un match de  qualité, cela ne va pas être facile». Belamdi a défendu son attaquant Baghdad Bounedjah qui n’a pas pesé lourd  sur la défense ivoirienne avec en sus un penalty raté qui aurait pu  permettre à l’Algérie de faire le break et se mettre à l’abri. «J’ai choisi Bounedjah parce qu’il travaille beaucoup. Il est à l’origine  de tous nos buts, il a marqué en qualifications. C’est l’un des meilleurs  buteurs au monde. C’est un buteur hors-pair, un travailleur énorme. Pas de  soucis pour moi s’il a raté un penalty face à la Côte d’Ivoire». Enfin, Belmadi s’est réjoui de l’engouement populaire, en Algérie et à  travers le monde, autour de l’équipe nationale, de plus en plus grandissant  à l’approche du dernier stade de la compétition. «Partout dans le monde il y a des supporters algériens, on sait qu’ils ont  cet amour du pays. Le football est vecteur de beaucoup de choses, ça nous  réunit. Les supporters se sont déplacés en Egypte pour nous soutenir, il y  a d’autres qui nous encouragent à travers leur écran de télévision en  Algérie et dans le monde entier. On est poussés par cette énergie qu’on  ressent.