samedi , 25 mai 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Lamamra dément la dissolution du Parlement et déclare </span>:<br><span style='color:red;'>«Personne n’a intérêt à ce que la période de transition s’éternise»</span>
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Lamamra dément la dissolution du Parlement et déclare :
«Personne n’a intérêt à ce que la période de transition s’éternise»

Intervenant hier sur la Radio nationale, lors d’une émission spéciale, le nouveau Vice-Premier ministre et ministre des Affaires Étrangères, Ramtane Lamamra, a annoncé un nombre de démarches à concrétiser dans les jours à venir, et détaille le contenu de la Conférence nationale.

Il a déclaré d’emblée, que «les revendications et les appels lancés par les manifestants, ont été entendus par le président de la République qui a décidé de ne pas organiser l’élection présidentielle le 18 avril, en décidant d’avancer la tenue de la conférence nationale inclusive et indépendante».
Il a également estimé, que cette conférence permet aux Algériens et Algériennes de se réunir autour de discussions ouvertes et approfondies sur l’avenir de la Nation, sur l’avènement de la deuxième République qui aspire à une aspiration et à une entente du peuple et sur la mise en place d’un nouveau système qui se construira en lieu et place du système qui a marqué la vie de la Nation algérienne depuis son indépendance.
Il a affirmé que le Président de la République a décidé de donner la parole au peuple algérien et de ne pas lui exposer un nouveau programme. «Faisons ensemble le changement du système à travers une conférence nationale» a-t-il affirmé. Il a qualifié d’historiques les décisions prises récemment par le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika. Donnant plus de détails sur la Conférence nationale, M. Lamamra a affirmé que les membres de la communauté nationale établis à l’étranger, sont invités à prendre part à ce rendez-vous et de souligner aussi que le gouvernement souhaite être un facilitateur, pas un organisateur de la conférence nationale.
Interrogé sur la différence entre la conférence nationale et l’assemblée constituante, le Vice-Premier ministre affirme ne pas voir qu’une seule différence. L’assemblée constituante est constituée de délégués élus avec un mandat spécifique pour l’élaboration d’une constitution. Il a indiqué que concernant la conférence nationale, les participants devraient ne pas être élus, mais venir de consultations qui permettrait cette représentation que le président a qualifiée d’équitable.
Pour ce qui est de la date de la tenue de la conférence nationale, l’invité de la chaîne III a affirmé qu’elle aura lieu avant les élections présidentielles.
Annonçant la création incessamment de la commission électorale indépendante, M. Lamamra a fait savoir qu’une conférence de presse se tiendra demain jeudi, du Premier ministre Noureddine Bedoui.
Parlant de la révision de la Constitution, il a affirmé que les constantes ne seront pas touchées et l’Algérie demeurera une République démocratique.
Par ailleurs, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a démenti la rumeur qui circule selon laquelle le Parlement sera pas dissout.
Il a affirmé que le Parlement ne sera pas dissout et que toutes les institutions continueront à fonctionner normalement jusqu’à l’élection du prochain président de la République.
Il a rappelé que le président de la République a indiqué dans son dernier message à la Nation, que les institutions actuelles continueront à fonctionner normalement jusqu’à l’élection du prochain président de la République et il n’y aura pas de vide à aucun niveau et toutes les institutions continueront à fonctionner normalement, y compris le Parlement.
Interrogé sur la composante du futur Gouvernement, le Vice-Premier ministre a fait savoir que la participation de l’opposition et de la société civile était souhaitable.
Il a indiqué que le chef de l’Etat veut un renouvellement substantiel de l’Exécutif avec de nouveaux visages, notamment des femmes et des jeunes. «Si des représentants de l’opposition et de la société civile «souhaitent intégrer ce gouvernement, ils sont les bienvenus» a-t-il affirmé.
Interrogé sur la durée que pourrait prendre cette phase de transition, Ramatane Lamamra a estimé que cela dépendra des travaux de la Conférence nationale, et que si tout va vite et bien, il n’y a pas d’obstacles pour arriver aux élections avant la fin de cette année 2019, tenant à préciser que «Personne n’a intérêt à ce que la période de transition s’éternise».
Alger: Samir Hamiche