mercredi , 27 mai 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Une réunion Opep non-Opep ce samedi à Vienne</span>:<br><span style='color:red;'>Perspectives optimistes pour l’or noir</span>

Une réunion Opep non-Opep ce samedi à Vienne:
Perspectives optimistes pour l’or noir

Il eut dans les tractations initiées par l’Algérie pour réussir l’amorçage de la remontée des prix, une convergence de vue. Il restait de trouver des solutions à des problèmes d’ordre politique. C’est chose faite et la réunion du 10 décembre à Vienne donnera la touche finale à l’édifice que l’Algérie a patiemment construit depuis 2014.

Alger: Smaïl Daoudi

Après l’éclatant succès de l’Algérie à Vienne sur la réduction de la production de l’Opep, la Russie prend le relais et annonce une rencontre dans la même ville, qui réunira les pays producteurs de pétrole membres et non membres de l’Opep. Fixée à samedi prochain, cette importante réunion, l’une des rares sur l’agenda des pays pétroliers de la planète, devra entériner la décision de l’Opep du 30 novembre dernier, par une réduction substantielle des pays non-Opep. En effet, et les observateurs s’y attendent, les pays Non-Opep, à leur tête la Russie, devront confirmer une réduction de la production de l’ordre de 600.000 barils par jour. Cette quantité est, dit-on quasi- garantie, après que la Russie ait elle-même décidé de réduire unilatéralement sa production de 300.000 barils par jour. Le reste devra être assuré par trois ou quatre autres gros producteurs non membres de l’Opep.
Le ministère russe de l’Energie qui a révélé la tenue de cette réunion, a fait montre d’un grand optimisme quant à la finalisation d’un accord sur une diminution de leur offre pour faire remonter les prix. L’effort des pays producteurs viendra appuyer la baisse de 1,2 million de barils par jour consentie par l’Opep, portant la production du cartel à 32,5 millions de barils par jour à partir du 1er janvier 2017. «La Russie se conformera à son niveau de limitation de production à condition que l’Opep adhère, elle aussi, totalement à son accord», a souligné le ministre russe qui espère trouver du répondant auprès de ses collègues de l’Opep, le 10 décembre prochain. Révélant des négociations engagées avec d’autres pays non-membres de l’Opep, Moscou qui a fait montre de bonne volonté, n’a pas caché son enthousiasme quant à la réussite de sa démarche. Il faut dire que l’accord arraché au sein de l’Opep était quelque part conditionné par le geste de bonne volonté de la Russie.
En fait, il eut dans les tractations initiées par l’Algérie pour réussir l’amorçage de la remontée des prix, une convergence de vue. Il restait de trouver des solutions à des problèmes d’ordre politique. C’est chose faite et la réunion du 10 décembre à Vienne donnera la touche finale à l’édifice que l’Algérie a patiemment construit depuis 2014.
Il reste que les craintes subsistent quant à un retour massif du pétrole de schiste américain, encouragé par une hausse des cours. Ce risque probable, se traduit par un comportement encore très prudent des marchés. A ce propos, il faut savoir que les prix du pétrole ont légèrement baissé hier, en cours d’échanges européens, après avoir atteint leur plus haut niveau en 17 mois la veille, alors que les marchés analysent l’accord de réduction de la production de l’Opep. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, a reculé à 53,80 dollars, en milieu d’après-midi, à la bourse de Londres.
Mais ces craintes devraient se dissiper, prédisent les observateurs, en 2017 où faut-il le souligner, la baisse se fera sérieusement sentir sur les échanges. On parle d’un pic de plus de 60 dollars et une stabilisation terme du marché entre 55 et 60 dollars, même avec l’apport du schiste américain. De plus en plus d’analystes estiment que les compagnies américaines n’ont pas l’intention de renouveler l’expérience de 2014 qui a mis beaucoup de monde sur la paille.