lundi , 21 janvier 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Association écologique  «Barbarous»</span>:<br><span style='color:red;'>Plus de 5.000 m de filets fantômes renfloués en 2018</span>
© Illustration

Association écologique  «Barbarous»:
Plus de 5.000 m de filets fantômes renfloués en 2018

Les plongeurs de l’association écologique  «Barbarous» basée à Oran, ont effectué au cours de l’année 2018 huit  opérations de renflouage de plus de 5.000 mètres de filets abandonnés dit   «filets fantômes», dangereux pour la faune et la flore marine, a-t-on  appris auprès de son secrétaire général.

Les huit opérations effectuées par les plongeurs de l’association ont  touché trois zones, à savoir l’Ile Habibas (3 opérations), l’Ile Plane (une  opération) et Cap Blanc (4 opérations). Il s’agit de zones très  poissonneuses, dont certaines sont protégées et donc interdites à la pêche,  comme pour l’Ile Plane et les Iles Habibas. Les filets fantômes sont dangereux pour l’écosystème marin puisqu’ils  continuent à pêcher les espèces indéfiniment, tout en étouffant la flore  marine lorsqu’ils atterrissent dans le fond, a-t-on expliqué. «Lors des différentes opérations effectuées par nos plongeurs, nous avons  constaté la capture de plusieurs espèces, dont certaines sont très  vulnérables comme les dauphins et les mérous», a souligné Amine Chakouri,  appelant les pêcheurs à faire preuve de plus de responsabilité.
«Ces filets qui dérivent et finissent dans les fonds marins représentent  une menace pour les espèces qu’ils capturent et tuent, mais aussi pour les  espèces végétales qu’ils étouffent. Ces filets peuvent ainsi rendre  désertique tout un périmètre», a-t-il encore noté. Selon M. Chakouri, la solution pour mettre un terme à cette situation  réside dans la mise en place d’un protocole pour l’immatriculation des  filets afin de mettre les pêcheurs devant leurs responsabilités. Les efforts des plongeurs bénévoles de l’association sont louables,  toutefois, leur terrain d’intervention est limité à 40 mètres de  profondeur. «Au-delà de 50 mètres, ils ne peuvent pas intervenir, faute de  moyens», explique M. Chakouri. Seuls à intervenir pour le renflouage des filets fantômes sur les côtes  oranaises, une grande partie de ces filets dérivants restent dans les  fonds, à une profondeur de plus de 50 m.