mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Mostaganem </span>:<br><span style='color:red;'>Plus d’une centaine de cavaliers à la fête annuelle de Sidi Aâmar</span>

Mostaganem :
Plus d’une centaine de cavaliers à la fête annuelle de Sidi Aâmar

Situé dans la commune de sidi Belatar  à proximité de l’oued chelif et non loin de l’ancienne cité romaine «Kiza», le douar des ouled sidi Aâmar qui compte (48) chahids durant la grande révolution armée de novembre 1954, a vécu durant la journée de samedi dernier une effervescence toute  particulière  à l’occasion de la fête annuelle du wali Allah Salah sidi  Aâmar.

En effet, comme à l’accoutumé, des milliers de personnes de la wilaya de Mostaganem et des régions limitrophes ont assisté à cette fête ancestral caractérisée essentiellement par la fantasia, un jeu millénaire pratiqué par des cavaliers portant l’habit traditionnel et un fusil, montés sur d’élégants chevaux bien harnachés ,une sorte de kermesses économique animée par des talebs qui s’adonnent à la lecture du coran à haute voix . Sur un vaste terrain aménagé, une centaine de  cavaliers jouent par groupe de six ou huit la fantasia à tour de rôle faisant la joie des spectateurs.
Ce jeu qui est animé par des participants propriétaire tous d’un cheval dont les coût peut atteindre quatre vingt (80) millions de centimes voire plus sans parler de leur entretien qui coûte également cher , rappelle la grande épopée de l’Emir Abdelkader et des insurrections populaires dirigées par des cheikhs de zaouias , tels El Hadad , Fatima N.Soumer et Bouâmama contre les forces de la colonisation française.
Le soir, certains habitants du dit douar organisent dans leurs maisons des veillées religieuses, offrant un repas aux participant. Ainsi chez les kadri, le cheikh si Mohamed Dahah  de la zaouia El Bouzidia de Mostaganem et ses mouridines (adeptes) ont animé une soirée religieuse, caractérisée par la lecture du coran et le samaâ(chant religieuse glorifiant Allah et son prophète Sidna Mohamed (la paix et le salut sur lui).
Dans son  intervention, en présence de quelques cent cinquante personnes, le cheikh Si Mohamed Bouzid Dahah a mis en exergue les bienfaits des fêtes annuelles des awlias Allah salihine qui constituent un lien avec notre passé, affirment et consolident notre identité et notre personnalité. Durant l’époque coloniale, de telles manifestations culturelles élargissaient davantage le fossé séparant les algériens des colons. Aussi, ces fêtes consolident la fraternité et la solidarité entre les enfants d’un même peuple, tout en exhortant l’assistance à vivre unie et s’aimer les uns les autres.
Charef.N