lundi , 22 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Lutte contre la corruption </span>:<br><span style='color:red;'>Plusieurs affaires examinées par la justice</span>

Lutte contre la corruption :
Plusieurs affaires examinées par la justice

Le processus de lutte contre la corruption ne connait pas de répit. L’emballement judicaire continue d’emporter de gros noms dont de hauts responsables ayant occupé d’importantes fonctions au cours de ces dernières années.

En cette fin de semaine, la justice a continué d’examiner plusieurs dossiers liés à la corruption, les malversations et la dilapidation de deniers publics, entre autres.
Les affaires traitées par la Cour suprême et le Tribunal de Sidi M’Hamed concernent les dossiers d’anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelamek Sellal, l’ex-ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi ainsi que le procès Kamel Chikhi, dit «El Boucher». Également, des procédures judiciaires ont été engagées à l’encontre de Amar Ghoul par la Cour suprême.
Ainsi, l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a comparu, hier, devant le juge enquêteur près la Cour suprême, qui a ordonné sa mise sous contrôle judiciaire, dans le cadre d’enquêtes sur la corruption dans le secteur de l’industrie automobile.
Youcef Yousfi fait face à plusieurs chefs d’accusation liés essentiellement à l’octroi d’indus avantages au titre de l’octroi de marchés publics et de contrats en violation des dispositions législatives dilapidation de deniers publics, d’abus de pouvoir et de fonction. Le parquet général près la Cour suprême a engagé les procédures de poursuite judiciaire à l’encontre de plusieurs anciens ministres et hauts responsables conformément aux formes et dispositions prévues dans le code de procédure pénale pour des faits punis par la loi.
Toujours, dans le cadre de la lutte contre la corruption et malversation, le tribunal de Sidi M’hamed (Cour d’Alger), a repris hier le procès de Kamel Chikhi dit «El Boucher» dans l’affaire des conservateurs fonciers, après son report trois fois de suite.
Pour rappel, Kamel Chikhi est poursuivi en compagnie de 13 mis en cause dont une femme dans une affaire liée aux documents, livrets fonciers et actes de propriété relatifs à sa société de promotion immobilière. Le procès a été reporté lors des audiences du 22 mai, 19 juin et 3 juillet 2019. Le prévenu Kamel Chikhi, en détention provisoire depuis juin 2018, est poursuivi dans 4 affaires, dont celle de trafic de cocaïne (saisie de plus de 700 kg de cocaïne au port d’Oran). Les enquêtes préliminaires instruites dans l’affaire de saisie de cocaïne avaient révélé l’implication de plusieurs personnes dans des faits liés à la corruption et pots-de-vin versés en contrepartie de facilitations au profit du principal accusé mais dans le cadre d’une autre activité (promotion immobilière).
Mardi dernier, le Parquet général près la Cour suprême a affirmé dans un communiqué avoir reçu de la part du Procureur général près la Cour d’Alger, le dossier des procédures suivies dans l’affaire Mazouz Ahmed contre les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal et trois anciens ministres pour des faits punis par la loi. La même source a affirmé que le Parquet général près la Cour suprême engagera les procédures de poursuites judiciaires conformément aux dispositions du code de procédure pénale. Au cours de la même journée, des procédures de poursuite judiciaire ont été enclenchées à l’encontre de l’ancien sénateur et ministre des Travaux publics et des Transports, Amar Ghoul.
Selon un communiqué du Procureur général près la Cour suprême, rendu public mardi, «le parquet général près la Cour suprême a engagé les procédures de poursuite judiciaire à l’encontre de l’ancien ministre des Transports, Amar Ghoul, dans le cadre des affaires relatives à Ali Haddad et Mahieddine Tahkout pour des faits punis par la loi».
La même source a indiqué que «Suite au renoncement volontaire du membre du Conseil de la Nation, Amar Ghoul, à son immunité parlementaire et conformément à l’article 127 de la Constitution, le parquet général près la Cour suprême a engagé les procédures de poursuite judiciaire, conformément aux formes et dispositions prévues par le code de procédure pénale, à l’encontre de ce dernier en sa qualité d’ancien ministre des Transports dans le cadre des affaires de Ali Haddad et Mahieddine Tahkout pour des faits punis par la loi». La même source a affirmé enfin que «le dossier de l’affaire a été transféré aux deux Conseillers instructeurs désignés à cet effet pour prendre les mesures adéquates».
Alger: Samir Hamiche

Affaire Bouregaa: Le collectif d’avocats boycotte l’audience 

Le collectif d’avocats chargés de la défense de Lakhder Bouregaa et les jeunes emprisonnés pour port de drapeaux autres que l’emblème national ont décidé de boycotter mercredi l’audience prévue à la chambre d’accusation près de la Cour d’appel d’Alger. Pour Me Nourredine Benissad, un des avocats du collectif, la défense s’est mise d’accord pour «ne pas cautionner l’audience concernant les jeunes qui ont été emprisonnés pour le port de l’emblème amazigh et le cas de Lakhdar Bouregaa». De son côté, Hakim Saheb, un autre avocat du collectif, indique que le collectif de défense s’est réuni pour décider du boycott «pour ne pas cautionner’’ une telle audience. Un rassemblement de soutien et de solidarité a été organisé en leur faveur en présence de personnalités politiques nationales et de simples citoyens. Le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’Hamed avait ordonné, le 30 juin dernier, le placement en détention provisoire de 16 personnes pour «crime d’atteinte à l’intégrité de la patrie en brandissant un drapeau autre que l’emblème national». Il avait prononcé la même sentence à l’encontre de Lakhder Bouregaa, pour «démoralisation et outrage à corps constitué».