dimanche , 24 septembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>L’association Numidia fête Yennayer 2967</span>:<br><span style='color:red;'>Plusieurs festivités au programme</span>
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L’association Numidia fête Yennayer 2967:
Plusieurs festivités au programme

Fidèles à la tradition, les familles oranaises s’apprêtent à célébrer Yennayer dont les prémices sont déjà visibles à travers les différents marchés populaires de la capitale de l’Ouest du pays. L’association culturelle Numidia, organise du 10 au 14 janvier, un festival dédié à Yennayer 2967, au centre culturel Ibn Mahrez et la salle El Feth (ex-Pigalle).

Les préparatifs du nouvel an amazigh qui bouclera son 2.967ème cycle le 12 janvier prochain, se traduisent par un regain de l’activité commerciale des produits forts prisés par les consommateurs en cette période, notamment les arachides et les fruits secs.
L’aubaine est saisie d’abord, par les marchands de gros en alimentation générale qui s’approvisionnent plusieurs jours à l’avance, avant de fournir les étalages des principaux marchés, tels ceux de Medina Djedida, de la rue des Aurès (ex-La Bastille) et d’El-Hamri. Les détaillants accordent dans ce cadre, une attention particulière à l’emballage et à la présentation des produits. Les uns et les autres rivalisant d’ingéniosité pour attirer la clientèle. Certains offrant même en guise de bienvenue, une plante ornementale locale, comme celle du palmier nain (doum). «Les commerçants savent, que pour être bien achalandés, ils doivent se mettre dans l’ambiance, en exposant la plus grande variété d’aliments, avec la meilleure visibilité possible», observe un père de famille. Le prix a également son importance, ajoute ce fonctionnaire, venu dit-il, en «prospection», dans la rue des Aurès, expliquant que «quand la famille est nombreuse, il faut savoir combiner les achats et ne pas faire dans la démesure, de sorte à ne pas grever son budget».
La foule de consommateurs qui s’agglutinent devant les étals à l’approche de Yennayer, montre cependant qu’il est difficile de résister à la tentation tant cette tradition est porteuse d’un bonheur intense dans la maisonnée. Dans les foyers, en effet, la célébration crée une ambiance conviviale, exceptionnelle, autour de la «meïda» (table basse), servie à l’occasion avec un menu typiquement local, appelé «cherchem», un repas à base de grains de blé bouillis, mélangés aux pois chiches et aux fèves. Ce plat, qui est réservé en général pour le dîner, s’accompagne de la cérémonie tant attendue par les enfants, de distribution du «m’khalet», à savoir, un mélange de friandises et de fruits secs dont bonbons, chocolat, amandes, pistaches, noix, noisettes, dattes, cacahuètes, halva et autres châtaignes et figues sèches. La tradition veut également, que les confiseries offertes, soient disposées dans des petites bourses en tissu, petits sacs opaques, dont le cordon de fermeture sera desserré avec empressement par les petits, sous le regard amusé des parents. La célébration du nouvel an amazigh, permet en outre au public, d’assister à des activités thématiques, organisées chaque année, en cette circonstance par la Direction de la Culture et l’association locale «Numidya». Cette 17ème édition est notamment organisée, avec l’apprentissage de Tamazight au centre des activités. Une série d’ateliers seront organisés dont trois classes d’enseignement et d’initiation à la langue ancestrale des Algériens, avec une classe spéciale pour les arabophones. Des expositions de produits artisanaux, des représentations théâtrales, des récitals poétiques, des concerts de musique et des défilés de vêtements traditionnels sont proposés dans ce cadre, à travers les différents établissements culturels de la ville. Ces manifestations, qui mettent en relief la richesse du patrimoine ancestral algérien, comprennent aussi des conférences, des sorties vers les sites et monuments historiques et des projections de films. Le tout clôturé par la dégustation d’un couscous préparé à l’ancienne, selon une recette spéciale «Yennayer». Ces activités constituent également une opportunité pour s’imprégner de l’origine du calendrier amazigh que les historiens s’accordent à situer vers 950 ans av J.C, date à laquelle, selon une piste de recherche dominante, le roi berbère Chachnaq a vaincu le Pharaon d’Egypte.

A.Yasmine