lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Grève cyclique, insécurité, accusations de corruption…</span>:<br><span style='color:red;'>Plusieurs lycées en ébullition, le Snapest réclame des enquêtes</span>
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Grève cyclique, insécurité, accusations de corruption…:
Plusieurs lycées en ébullition, le Snapest réclame des enquêtes

Plus d’un mois après la rentrée des classes, plusieurs lycées à travers le territoire de la wilaya sont toujours secoués par des mouvements de protestation du personnel enseignant qui dénonce la « mauvaise gestion administrative, l’insécurité et la corruption qui gangrène ce secteur ».

Le bureau local du Snapest est monté lundi au créneau pour dénoncer les « graves défaillances dans la gestion de la nouvelle rentrée scolaire » et pour exiger l’ouverture en urgence d’enquêtes sur les scandales (harcèlement sexuel, insécurité, intimidations des enseignants) qui secouent les lycées de la ville. Le syndicat autonome avertit que les ratages de cette rentrée scolaire ne seront pas sans conséquences sur le secteur. Ainsi, le personnel enseignant du lycée Omar El Mokhtar (cité Akid Lotfi) a lancé au début de la semaine une grève de trois jours reconductible pour dénoncer le sureffectif des élèves. Les enseignants du lycée Hadj Mohamed Temmar (Belgaid) sont aussi en colère.
Ils dénoncent une affaire de « harcèlement sexuel » subi par une enseignante, la mauvaise gestion et le traitement irrespectueux du personnel enseignant par le directeur de ce lycée. Il faut savoir que cette rentrée scolaire a été émaillée dès le premier jour par une série de défaillances : surcharge des classes, déficit en encadrement pédagogique et administratif, des emplois de temps chargés, des heures supplémentaires qui dépassent le seuil légal, pénuries dans certaines zones de livres scolaires…la liste reste longue. Dans la wilaya d’Oran, la rentrée des classes a été difficile, s’accordent à dire les enseignants du secondaire. Le cycle secondaire a été déjà secoué par des arrêts de travail observé dans plusieurs lycées de la ville. Les enseignants de ces lycées avaient lancé ces actions de contestation pour dénoncer le problème de surcharge des classes et le déficit en encadrement pédagogique et administratif.
H.Maalem