samedi , 20 octobre 2018

Pour un plan global d’attractivité du territoire

On sait que sous d’autres cieux, des villes, parfois de petites agglomérations, deviennent connues et célèbres sur la scène mondiale grâce à la renommée d’un grand Evénement artistique ou culturel qu’elles organisent chaque année. Le cinéma, le livre, la chanson, la musique, le théâtre, la peinture, la bande dessinée, sont autant de créneaux ayant permis à ces villes de mieux se faire connaître et au passage de se tailler une part du marché du tourisme mondial. Du festival du rire de Marrakech, au festival de la Bande dessinée d’Avignon, en passant par les manifestations annuelles organisées par Marseille, Milan, Beyrouth, Barcelone, Fès, bon nombre de villes rivalisent d’efforts et d’ingéniosité pour s’installer aux premiers rangs des grandes métropoles méditerranéennes. Car, depuis longtemps, décideurs et gestionnaires de ces grands centres urbains, ont mesuré l’importance et la nécessité d’inclure les «activités créatives» scientifiques, artistiques et culturelles dans un «Plan global d’attractivité du territoire». Un PGAT qui existe même dans certaines petites Communes rurales qui réussissent à développer un créneau touristique autour d’un vignoble ou d’un fromage ou de tout autre produit agricole «d’origine contrôlé». C’est dire combien les exemples existent déjà, qu’il suffit de s’en inspirer, car, il n’y a rien à inventer. Mais encore faut-il pour cela, réussir à mettre en place une organisation, des procédures et surtout des compétences en mesure de mener cette stratégie de manière efficace et intelligente. Car, l’attractivité d’un territoire, d’une ville, voire d’un quartier, ne se mesure pas seulement au niveau de création et d’animation culturelle et artistique, mais également et surtout à l’esthétique, à l’originalité et au parcours historique des lieux et sites urbains proposés au regard des visiteurs. Il se trouve que la ville d’Oran ne cesse dans tous ces registres, de cumuler les déficits et les retards scandaleux. Le vide sidéral n’est comblé que par les médiocres agitations de la «culture officielle» ou même le Rai semble perdre sa place. Quant à l’esthétique et l’amélioration du cadre urbain, rien ne permet d’indiquer un quelconque sursaut ou réveil des mentalités permettant enfin une réelle prise en charge de la Cité.