dimanche , 26 janvier 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Les signaux socioéconomiques sont encore au vert</span>:<br><span style='color:red;'>Pourquoi la rentrée sociale sera calme</span>
© D.R

Les signaux socioéconomiques sont encore au vert:
Pourquoi la rentrée sociale sera calme

La décision de poursuivre les programmes de relogements malgré la crise, a été très bien accueillie par les Algériens et considérée comme un signal positif de la part de l’Etat en direction des couches sociales moyennes et défavorisées.

Le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, a annoncé avec assurance, que la rentrée sociale sera calme. Son propos contredit les inquiétudes nourries par certains «observateurs» qui ne manquent aucune occasion pour faire des prévisions apocalyptiques de l’avenir immédiat sur les fronts économique et social. Le discours pessimiste, relayé par pas mal de médias, crédite la thèse selon laquelle l’Algérie est au bord du gouffre. A croire les détracteurs du gouvernement, le pays est en situation de quasi-cessation de payement que les mesures impopulaires seront imposées dans un très court terme.
Ces oiseaux de mauvais augure, avancent l’échéance de la prochaine rentrée sociale comme déclic de l’explosion sociale, en rapport avec une «situation financière intenable». Ils argumentent leur propos par des déclarations mensongères proférées par des cercles hostiles à l’Algérie qui font état de fausses informations sur un prétendu délabrement socio-économique du pays. Les chiffres les plus farfelus, sont avancés par ces cercles intéressés pour donner de la situation de l’Algérie, l’image d’une nation à la dérive.
Ces voix «malfaisantes», finissent par croire à leurs propres mensonges et plaident pour une rentrée sociale chaotique, avec des grèves dans tous les secteurs, des mouvements de rue initiées par une armée de chômeurs, une inflation à deux chiffres, bref, un état catastrophique, digne des scénarios les plus fous de films d’anticipation.
La vérité est que la société algérienne vit, malgré la crise financière, l’un de ses étés les plus calmes sur le front socioéconomique. Outre une grande disponibilité des fruits et légumes à des prix très abordables durant le mois de Ramadhan et même après, il n’a été enregistré aucune grande perturbation dans la gestion de la chose publique. Les approvisionnements ont été assurés en temps et en heure, aucune pénurie majeure n’a été signalée et la société toute entière n’a vécu aucune tension particulière, à même de présager une probable escalade à la rentrée.
Sur le plan économique, il est important de souligner, le maintien de nombreux investissements publics dans les infrastructures de base, en sus d’un certain dynamisme créateur d’emploi. Il faut dire que si le taux de chômage n’a pas grandement diminué, il n’a pas connu de pic à même de craindre une dégradation subite du marché de l’emploi. Les mécontentements enregistrés ici et là, relèvent de la gestion locale et ne peuvent en aucun cas faire tâche d’huile ou boule de neige.
Les Algériens, dont plus de 3 millions ont choisi de passer leurs vacances d’été à l’étranger, vivent un été tranquille et réparateur, de sorte que la rentrée sociale a toutes les chances d’intervenir dans un climat serein et sans tension particulière. Même si les perspectives à moyen terme, sont quelque peu préoccupantes, tous les signaux sont au vert et le pays ne craint aucune grave crise dans l’immédiat. C’est dire que les propos du Premier ministre s’appuient sur une réalité palpable et des données de terrain qui amènent à déduire objectivement que l’Algérie est très loin du précipice. D’ailleurs, comparés au Maroc et à la Tunisie, les indices financiers algériens sont autrement plus intéressants. D’ailleurs, l’afflux incessant des investisseurs étrangers dans de nombreux domaines, témoigne de la solidité de l’économie nationale. Et sur le volet social, l’absence de toute manifestation d’humeur des Algériens montre qu’au fond, ils sont plus ou moins satisfaits de vivre dans un pays qui offre gratuitement des logements à ces citoyens. Il faut dire, en effet, que la décision de poursuivre les programmes de relogements malgré la crise, a été très bien accueillie par les Algériens et considérée comme un signal positif de la part de l’Etat en direction des couches sociales moyennes et défavorisées.
Pour toutes ces raisons, les Algériens ne sont pas partant pour une rentrée chaude. Bien au contraire, tout indique que la société fera échec à toute tentative de semer le chaos dans le pays.

Alger: Smaïl Daoudi