samedi , 29 avril 2017

« Pourquoi le wali ne serait pas aussi notre député.. ?»

Après une première et légère impression «d’intéressement», suscité par la curiosité, la rue oranaise a tourné le dos à la
campagne électorale, engagée depuis plus d’une semaine. L’indifférence constatée, reflète tous les contours d’un non événement, qui n’implique en réalité, que les acteurs concernés. Même si une majorité de citoyens électeurs se rendront sans doute aux urnes, pour accomplir leur droit et devoir de vote, ce ne sera nullement à cause d’un choix, ou d’une conviction bien assumée. Voter pour avoir sa carte d’électeur, reste depuis longtemps un réflexe utile, nécessaire, voire pour certains, indispensable, à la prévention d’éventuelles embûches administratives. C’est notamment le cas à Oran, pour des milliers de demandeurs de logements, persuadés à tort ou à raison, que leur inscription sur les listes de bénéficiaires, serait tributaire de la carte de vote bien cachetée. . Sans trop connaitre ou comprendre, le fonctionnement du pouvoir et des institutions, les centaines de mal-logés démunis, associent le prochain scrutin, pour les législatives, à une sorte de référendum, plébiscitant le pouvoir et tous les responsables aux commandes. Y compris le pouvoir local, puisqu’on a même entendu un citoyen clamer, qu’il ira voter parce que « ce Wali a attribué un logement à ma famille et s’occupe des «zaoualis», que nous sommes…». Il est vrai, que depuis trois ans, le wali en poste, Abdelghani Zaalane ne ménage pas ses efforts, et ne compte pas les jours, ni même les nuits, passées au chevet d’une ville et d’une wilaya, bien touchée par la nonchalance, la démagogie, voire même les mensonges, de certains de ses prédécesseurs. En guerre contre les retards et les tricheries, qui pénalisent souvent des projets, le responsable local en poste, a indéniablement insufflé une dynamique de développement, axée sur la compétence, le pragmatisme et le respect des délais. Forcément, tous les candidats en course, durant la campagne électorale, inscrivent abusivement à leur actif, les efforts d’assainissement, les réalisations et les projets, suivis et contrôlés par le Wali. Pourquoi pas ? Mais loin d’être dupes, les citoyens anonymes se demandent naïvement, pourquoi le Wali d’Oran, ne pourrait pas être «nommé» en même temps Maire, PAPW et Député, en remplacement de tous ces acteurs jugés inutiles, qui viennent s’agiter sur la scène, une fois tous les cinq ans…

Par S.Benali