dimanche , 17 février 2019

Pragmatisme et efficacité dans la gestion urbaine

Le projet d’aménagement urbain du périmètre de la zone «Planteurs-Ras El Aïn», serait toujours inscrit au plan d’action des pouvoirs publics. Selon le Wali d’Oran, cité par un confrère de la presse locale, «il n’a jamais été question d’un classement du dossier, d’un abandon du projet…Au contraire, nous dit-on, les choses évoluent même rapidement dans le bon sens et sans que l’on s’en rende compte».
On apprend ainsi, que l’une des contraintes posée par le gel de l’opération relative au plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de Sidi El-Houari, et qui était inscrite à l’indicatif de la direction de la Culture, vient d’être levée grâce à «l’affectation d’une subvention, sur budget de wilaya, à l’indicatif de la commune d’Oran, pour lancer la procédure de choix d’un bureau d’étude, en vue de l’élaboration d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur du site de Sidi El-Houari».
Il est utile de noter qu’avant le changement d’inscription de ce projet d’un montant de 14,6 millions de DA, gelé par les mesures d’austérité prises par le gouvernement, la direction de la Culture avait confié cette opération à un bureau d’études domicilié dans la wilaya de M’Sila. Ce dernier, malgré son expérience et ses compétences, ne peut être retenu par la procédure puisqu’il y a eu un changement d’inscription de l’opération au profit de la Commune d’Oran. Et au final, explique-t-on, «on attend, donc, la sélection d’un nouveau bureau d’étude pour mettre au point un plan de sauvegarde de la vieille ville de Sidi El-Houari».
En attendant, l’étude d’urbanisation du site des Planteurs après éradication du bidonville, va démarrer avec une première étape d’analyse et diagnostic du terrain confiée à l’Entreprise nationale de promotion immobilière (ENPI). Il faut donc reconnaître au Wali d’Oran le mérite d’avoir évité à ce grand projet d’urbanisation des Planteurs, d’être écarté et mis aux oubliettes, comme le fut jadis le premier plan de restructuration du vieux quartier historique de Sidi El Houari initié au début des années 80. Cependant, en l’inscrivant au registre de l’A.P.C, le projet risque, selon les observateurs, de connaître à son tour, les contraintes et les retards bien connus qui touchent la plupart des projets suivis par la municipalité.
En réalité, la démarche d’urbanisation du site des Planteurs ne devrait reposer que sur l’urgence et l’impérative nécessite d’empêcher le retour de l’habitat précaire sur cette zone à flanc de montagne surplombant la vieille ville. Au delà des théories et des présumés débats imposés par quelques adeptes des grands «bouleversements urbains», seul le pragmatisme et l’efficacité du décideur local pourraient enfin conduire à des résultats.

Par S.Benali