lundi , 22 juillet 2019

Premières journées de plage et de… désagréments

En ce début de période estivale, les premiers week-ends en bord de mer semblent bien annoncer aux vacanciers les mêmes désagréments et les mêmes turpitudes marquant l’état des lieux des plages du littoral oranais. La floraison des solariums clandestins, les plages sur le littoral de la daira d’Ain El Turk, notamment à Cap Falcon et aux Coralès, offrent encore un déplorable décor de saleté ambiante, des accès aux plages obstruées et un déversement des eaux usées dans la mer, devenu une banalité. Un triste état des lieux qui dure depuis des années et qui pénalise lourdement les conditions de séjour des vacanciers ainsi que l’environnement dans ces zones côtières devant, en principe, contribuer à l’essor économique et au développement d’un tourisme balnéaire tant espéré. Ain El Turk, pourtant retenue comme zone d’appui pour les Jeux méditerranéens qui seront organisés en 2021, est loin de pouvoir assumer ce rôle en termes d’image de marque ou d’esthétique urbaine attractive. Malgré les discours, les engagements et les promesses répétées depuis des décennies à chaque saison estivale, le paysage demeure gangrené par la floraison des constructions illicites et l’alignement de masures hideuses le long des plages. Sans parler du chaos irréductible qui règne encore en matière d’exploitation des plages et de conditions d’accueil des familles voulant profiter du sable, du soleil et de la mer. Rares sont ceux qui espèrent que les récentes décisions des pouvoirs publics, notamment, la désignation d’un administrateur de plage dans les APC, puissent permettre de résoudre les problèmes et d’assainir l’état lieux de ces pratiques illicites devenues irréductibles. Le principe de la «gratuité des plages» clamé et revendiqué depuis des années est loin d’être accepté et respecté par une faune d’énergumènes, «plagistes» autoproclamés qui imposent leur diktat sur les modestes familles voulant s’installer sur un petit bout de sable. Pourtant connus et répertoriés par les élus locaux et les services communaux, ces exploitants de chaises et parasols qui confisquent au public de grandes superficies de sable, ne semblaient guère inquiétés le week-end dernier par les mesures annoncées par les autorités locales relatives à l’interdiction de solariums clandestins. Par ailleurs, le climat d’incivisme, aggravé par l’égoïsme et le recul des valeurs morales élémentaires, ne peut qu’altérer davantage les conditions de séjour et de détente en bord de mer. Tandis que sous d’autres cieux, des plages entières sont mêmes interdites aux fumeurs. Ici, qui oserai, sans risques, faire une remarque à un groupe d’individus qui jettent leur bouteilles vides et leur déchets sur le sable… ?

Par S.Benali