vendredi , 21 février 2020

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Prendre le taureau par les cornes

Enfin, serions nous tentés de dire, après la décision du président de la République de prendre sérieusement en charge le dramatique dossier des accidents de la route. En effet, Abdelmadjid Tebboune a chargé officiellement son Premier ministre, Abdelaziz Djerad, de tenir dans
les plus brefs délais un Conseil interministériel consacré exclusivement à l’examen du fléau des accidents de la route.
Une décision qui marque un tournant décisif et, à coup sûr, salutaire pour faire face à ce phénomène qui reste une vraie hécatombe endeuillant des milliers de familles algériennes chaque année. Les chiffres sont alarmants et le nombre de morts oscillent chaque année entre 3700 et 4000. Il est considéré comme l’un des plus élevés au monde et de fait exige une prise en charge sérieuse.
Sur ces mêmes colonnes, nous avons à plusieurs reprises, considérés que tout n’est pas fait pour faire face à ce drame. Il nous apparaissait, et nous l’avons dit, qu’il est inadmissible qu’il n’y ait aucune responsabilité assumée au niveau des gouvernants quant à la gravité de ce drame. Dans d’autres pays, les ministres de l’intérieur sont comptables des accidents et sont dans l’obligation de mettre en œuvre des politiques efficaces pour diminuer le nombre des morts sur les routes.
En voyant l’hécatombe quasi quotidienne sur nos routes, il devient évident que tout n’a pas été fait pour faire face à la situation. Les campagnes de sensibilisation et les lois promulguées jusque là ont démontré leur limite. Mais avec le nouveau mode de gestion depuis l’arrivée du président Tebboune aux affaires, il y a de réelles raisons d’espérer voir bien des choses du quotidien des citoyens connaître des améliorations. Au moins, il y a cette volonté palpable d’aller vers la prise en charge de bien de problèmes que vit directement le citoyen dans sa vie de tous les jours. Et c’est là en soi un changement notable qui ne peut que donner une autre portée à la confiance entre gouvernants et gouvernés. Une confiance que l’on a perdue depuis de bien longues années, et qui est derrière beaucoup de déboires connus par notre pays.
Aujourd’hui il se dessine une autre vision de gestion et de gouvernance, et cela ne peut que jeter les ponts de l’édification d’une autre Algérie à laquelle nous aspirons tous et pour laquelle des millions d’Algériens ont investi la rue des mois durant.
Par Abdelmadjid Blidi